La délégation aux Outremers de l’Assemblée nationale a adopté « à l’unanimité » les préconisations contenues dans un rapport sur le devenir de la défiscalisation outre-mer. Celui-ci souhaite un « maintien de l’essentiel du dispositif de défiscalisation », s’inscrivant ainsi à contrecourant des critiques « maintes fois répétées » à l’encontre de la défiscalisation, rapporte Jean-Pierre Philibert, le Président de la Fédération des Entreprises D’Outre-Mer (FEDOM).
« Ce rapport analyse (…) de façon objective (…) l’intérêt du dispositif, montrant que la procédure constitue une aide réelle et essentielle au développement économique » des départements ultramarins, et « au rattrapage en matière de logements sociaux ». Comme l’avaient préconisé les professionnels, le rapport maintien la défiscalisation directe et indirecte, même si « éventuellement » elle pourrait être remplacée « pour les plus grosses entreprises par un crédit d’impôt après réalisation d’une étude d’impact ».
Non contente d’avoir convaincu la délégation aux Outremers, la FEDOM propose un relèvement du plafond de réduction fiscale avec création d’un plafond spécifique pour l’outre-mer « déconnecté du plafond global », de nouvelles mesures « d’encadrement et de moralisation de la procédure », une meilleure définition des secteurs et des filières éligibles « en accord avec les exécutifs locaux », et la réglementation de la profession de « monteur en défiscalisation ». En conclusion, la fédération considère « qu’il est possible de réformer sans démolir l’existant et sans prendre le risque insensé d’une nouvelle crise sociale dont les conséquences seraient dramatiques »…
La délégation aux Outremers a en tout cas décidé d’abandonner le nom de « défiscalisation » pour celui de « soutien à l’investissement productif dans les Outremers ». ES

Zoran Jelkic, Directeur Général de la zone Caraïbes et Océan Indien d’Air France KLM, était hier en Guyane pour présenter les quelques nouveautés prévues pour ses clients, et notamment les plus fidèles, ceux possédant la carte « Flying Blue ». C’était aussi l’occasion pour lui de détailler les grands axes de développement de la compagnie aérienne.
Dans un « contexte économique difficile », la compagnie a dû dépenser 890 millions d’euros de plus pour le carburant (celui-ci correspondant en général au tiers du prix d’un billet long courrier). L’objectif du plan Transform 2015 est de faire baisser la dette d’Air France (6 milliards d’euros en 2012) et d’améliorer la compétitivité de la compagnie.
Quelques chiffres
Air France est, en partenariat avec Air Antilles Express, la seule compagnie à desservir les Antilles au départ de Cayenne, depuis septembre 2012 et l’arrêt de l’offre d’Air Caraïbes. Avec 60% de remplissage en moyenne à l’année (en classe éco), Air France explique « ne pas être à l’équilibre » au niveau de son activité régionale.
« Notre volonté est de rester présents toute l’année pas seulement sur les périodes de pointe de trafic » assure pourtant Zoran Jelkic, ajoutant « notre investissement est quotidien », ce qui se traduit dans le prix des billets, « la rentabilité d’une ligne s’apprécie sur l’année ».
Sur les vols transatlantiques, seuls 15% des passagers sont des touristes, tandis que 40% viennent pour des raisons professionnelles, et 45% viennent pour « affinités ». Air France a un partenariat de plus de 10 ans avec le Comité du Tourisme de la Guyane. Aux Antilles, la clientèle « loisirs » représente plus de 40% des passagers. La compagnie aérienne est leader en Guyane « et compte bien garder [sa] place » : 70% pour Paris-Cayenne, et entre 42% et 45% pour Paris-Pointe-à-Pitre ou Paris-Fort-de-France, pour une présence historique de 66 ans (installation en 1947).
Du neuf à l’aéroport et dans vos Miles
Giselle Le Nozer, la Directrice Régionale d’Air France en Guyane, a annoncé la rénovation du salon Air France de l’aéroport Félix Eboué. Dans un premier temps, les services et le mobilier seront changés, avant de bénéficier d’une extension, « lorsque la CCIG effectuera ses travaux d’agrandissement de la plateforme aéroportuaire ». De même, une offre de presse digitale pour iPad a été lancée dernièrement (« AF Press »), et permet aux passagers ayant acheté un tarif abonné de télécharger gratuitement sur leur tablette une sélection de magazines et de journaux. Cette offre sera bientôt étendue à l’ensemble des clients Air France équipés de smartphones ou de tablettes iOS, Android ou Windows 8.
Du côté des Miles, les clients Flying Blue de la cabine Business du réseau régional bénéficient désormais d’un gain de miles pouvant aller jusqu’à 175% au lieu de 125% auparavant. Ils ont également droit à 2x32kg de bagages au lieu de 2x23kg.
Par ailleurs, dès juin 2013, les conditions des billets prime sur les vols long-courriers seront modifiées pour offrir une plus grande disponibilité de primes, une surcharge transporteur réduite pour les billets prime en classes Economy et Premium Economy et plus de possibilité de surclassement.

L’avenir, le désenclavement ?
Des vols pour Cuba, New-York, Saint-Domingue, et même pour le Brésil en charter pour la Coupe du Monde 2014… Les annonces, pour ce qui serait « plus qu’un projet », étaient nombreuses en ce qui concerne le désenclavement de la Guyane, mais aussi des Antilles. Air France a l’intention de « développer [sa] présence au travers de partenariats » comme le prévoit M Jelkic, arrivé à la Direction Générale Caraïbes Océan Indien en janvier 2013.
D’ores et déjà, un accord a été signé en octobre 2012 avec Air Antilles Express pour développer l’offre caribéenne. La compagnie est aussi partenaire d’Insel Air, basée à Curaçao, qui aurait « des ambitions de développement au Brésil et en Amérique Latine ».
Pour le Brésil justement, Air France est en train de mettre au point une offre, en partenariat avec l’agence de voyage Thomas Cook, qui proposera des vols charter au départ des Antilles et de la Guyane vers les villes « de football » en 2014. Pour New-York et Cuba, en passant par St-Domingue, le Directeur Général espérait « aboutir cet été » à la mise au point d’une offre. Gol et Delta, sont des « partenaires pour désenclaver les Antilles-Guyane » ajoute-t-il. « Il faudrait absolument que la Guyane soit connectée à un hub de proximité pour faciliter les déplacements vers l’Amérique du nord et du sud », comme St-Domingue semble être amenée à le devenir.
La Guyane, un territoire à part ?
Visiblement, notre département a ses particularités. De par le type de passagers qu’il attire, mais aussi au vu des derniers évènements liés à la plateforme aéroportuaire… et bien sûr les coûts liés à l’enclavement de notre territoire. Par exemple, le kérosène coûte 30% plus cher en Guyane qu’en métropole, et les taxes de l’aéroport Félix Eboué sont les plus chères de tous les DOM. Dans les Caraïbes, seul l’aéroport de St-Domingue est plus cher que Cayenne… « Les marges de manœuvres sont donc serrées ».
Concernant les passagers, Air France dit avoir constaté une hausse du nombre de passagers débarquant en Guyane pour le pétrole. Un bon présage pour l’avenir ? La compagnie dit préférer l’emploi local, pour « lutter contre le chômage que connaissent les Antilles-Guyane », même si aucune embauche n’est prévue pour 2013. Concernant la grève des avitailleurs du GPAR, Mme Le Nozer a estimé : « on s’en est bien sortis », avec seulement trois déroutements vers la Martinique en 15 jours, et aucune annulation.
[modifications apportées par la compagnie]
FERMETURE DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES PRIMAIRES ET SECONDAIRES CE JEUDI 16 MAI !
Communiqué de la Préfecture de Guyane.
En raison des conditions climatiques que connaît actuellement le littoral de la Guyane, le préfet, en concertation avec le recteur, a décidé de fermer tous les établissements scolaires primaires et secondaires de Saint-Laurent-du-Maroni jusqu’à l’île de Cayenne et, de ce fait, de suspendre les transports scolaires et périscolaires le jeudi 16 mai.
Météo France maintient l’alerte orange sur tout le département jusqu’à nouvel ordre, de nouveaux phénomènes pluvieux d’intensité similaire à ceux de ce matin étant fort probables dans les 24 heures.
Le préfet invite les usagers de la route à la plus grande prudence et recommande d’éviter tout déplacement inutile.
La préfecture de Guyane a placé le littoral sous vigilance orange en raison des fortes pluies. Des gens ont été bloqués sur la RN1 dès 5h30, les pompiers mobilisés près de 200 fois cette nuit, et on note jusqu'à 40cm d'eau à certains endroits...
Ces précipitations on un caractère exceptionnel. La plus grande prudence est recommandée dans les déplacements à pieds ou en véhicules à 4 ou 2 roues.
De son côté, la mairie de Cayenne met à disposition ses équipes des services techniques afin d'accompagner les administrés pour assurer la mise en sécurisation des biens en cas d’inondation, au 0694 26 15 83 – 0594 29 27 90.
Deux médecins, un urgentiste et un pédiatre, ainsi que sept infirmiers dont un cadre de l’Etablissement de préparation et de réponses aux urgences sanitaires (EPRUS) sont arrivés hier en Guyane afin d’épauler le personnel hospitalier dans sa gestion de l’épidémie de dengue.

En Guyane, à ce jour, plus de 10 000 cas ont été recensés, 489 personnes ont été hospitalisées dont 41 pour des formes sévères et 5 personnes sont décédées. L’un de ces décès n’étant pas directement imputable à la dengue. Au centre hospitalier de Cayenne, l’afflux aux urgences ne faiblit pas avec en moyenne 180 passages par jour. La fréquentation de l'hôpital de Saint-Laurent est également en hausse.
« Nous pensions atteindre le pic de l’épidémie en avril mais il n’en est rien. Nous ne pouvons expliquer ces fluctuations »,constate Catherine Bernard, directrice adjointe de l’ARS.
Le personnel médical ne peut d’ailleurs pas non plus anticiper la survenue d’une forme sévère chez un nombre restreint de patients. Toujours est-il qu’elle intervient entre le 4ème et le 7ème jour de la maladie.
Pour rappel, il est fortement conseillé de ne pas laisser stagner de l’eau dans des récipients et autres contenants et de se protéger individuellement toute la journée. Cette maladie causée par le moustique aedes aegypti sévit actuellement sur l’ensemble du continent sud-américain. Elle a déjà causé la mort de plus d’une centaine de personnes au Brésil. NM
Jeudi à 8h au lycée Bertène Juminer de St-Laurent se tiendra le « Forum Perspective Emploi BTP 2013 », organisé par la Fédération Régionale du BTP et le Groupe Image BTP dans le cadre de ses actions de promotion et de valorisation des métiers et des filières de formation du secteur du Bâtiment et des Travaux Publics. Ce forum est « entièrement dédié au rapprochement entre l’offre et la demande en matière d’emploi et de formation », et se déclinera en deux temps forts : présentation du secteur, et rencontres individuelles entre les entreprises et les étudiants, pour répondre aux 150 projets de recrutements annoncés par les entreprises présentes.
Après la mandature de la politologue réunionnaise Françoise Vergès, l’Elysée a nommé vendredi dernier Myriam Cottias, historienne d’origine martiniquaise, à la Présidence du CPMHE. Paru au Journal Officiel ce samedi 11 mai, la nouvelle présidente avait pourtant participé aux côtés de François Hollande, à la cérémonie de la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions à Paris. Directrice de recherche au CNRS, Mme Cottias a publié de nombreux travaux sur les Antilles et la question de l’esclavage, avant d’être proposée par Victorin Lurel à ce poste.
Le comité avait changé de nom quelques jours plus tôt, pour se voir adjoindre la mention « national » afin de ne pas être confondu avec une association, et son effectif passé de 12 à 15 personnes, tandis que des représentants de 9 ministères concernés siègeront désormais « à titre consultatif ». Né en 2004 d’une émanation de la Loi Taubira de 2001, le Comité a la mission de « proposer, sur l’ensemble du territoire national, des lieux et des actions qui garantissent la pérennité de la mémoire de ce crime à travers les générations ». ES
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