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Turquie – L'(in)égalité hommes-femmes selon Erdogan

Recep Tayyip Erdogan a fait part lundi de sa vision de la femme dans la société turque. Sans détour, le président islamo-conservateur a affirmé que les femmes ne pouvaient pas être naturellement égales aux hommes et a critiqué vertement les féministes, les accusant d'être opposées à la maternité.

"Notre religion [l'islam] a défini une place pour les femmes [dans la société]: la maternité", a lancé Erdogan à Istanbul devant un parterre très largement féminin réuni pour un sommet sur la justice et les femmes. "Certaines personnes peuvent le comprendre, d'autres non. Vous ne pouvez pas expliquer ça aux féministes parce qu'elles n'acceptent pas l'idée-même de la maternité", a-t-il ajouté.

Le parti d'Erdogan, qui dirige sans partage la Turquie depuis 2002, est régulièrement accusé par ses détracteurs de dérive autoritaire et de vouloir islamiser la société turque, notamment en limitant les droits des femmes. L'actuel président a suscité à de multiples reprises la colère des mouvements féministes turcs en tentant de limiter, sans succès, le droit à l'avortement et en recommandant aux femmes d'avoir au moins trois enfants.

 

Bientôt la fin de la grève à la CAF Guyane après 20 jours de blocage ?

Le 4 novembre, les syndicats représentants les salariés de la Caisse d'Allocations Familiales de la Guyane se sont unis en intersyndicale pour demander le paiement des Indemnités de Congés Payés, "oubliés" depuis 20 ans par la direction de l'organisme. En 2012, lorsque la CNAF (Caisse Nationale) reprenait la gestion des salaires de ses employés pour toute la France (y compris les DOM), les salariés guyanais découvraient qu'ils n'avaient pas perçu ces indemnités depuis 20 ans.

Raison pour laquelle une grève a été entamée le 6 novembre, afin de convaincre la direction locale de les verser "à chaque agent (…) y compris à ceux qui ne font plus partie de l'effectif". Les syndicats ont tenté d'ouvrir les négociations avec la direction sur le sujet, et lui faire part de leurs critiques sur le "management paternaliste et répressif" exercé depuis 1999 par madame MALINGE, la directrice que nous n'avons pas réussi à joindre.

"Il n'y a aucune politique de ressources humaines visible depuis son arrivée en poste" affirme Sandra LUC de la CFE CGC Santé Social à la CAF Guyane, porte-parole de l'intersyndicale. "Elle n'utilise pas les outils nationaux qui sont mis à notre disposition par la CNAF (…) on en a un peu marre" poursuit-elle. Les grévistes se demandent "où sont passées les indemnités de congés payés"

 

835 euros par salarié pour 5 ans.

La direction a fait une estimation de ce qui devrait être payé sur 5 ans (ce qu'elle aurait proposé de régler aux salariés, qui demandaient que soient réglées les 20 années au total). 200.000 euros seraient nécessaires pour payer ces indemnités de congés payés des 140 salariés concernés (sur les 5 dernières années), soit 117.000 euros une fois prises en compte les cotisations sociales. Ce qui correspond à 835 euros par employé pour 5 ans.

"Ce sont des sommes énormes" poursuit Mme LUC, se demandant "comment un organisme de protection sociale a-t-il pu se permettre de ne pas payer les cotisations sociales dans une période de crise ? C'est un manque à gagner pour la Sécurité Sociale !"

 

20 ans avant de découvrir le problème…

"Nous considérions que nous avons des services comptables compétents" se défend Mme LUC, pour expliquer que les syndicats ne se soient pas rendu compte plus tôt du manquement. "Notre direction ne communique pas sur les éléments qui constituent nos bulletins de salaire" déplore-t-elle. "Il est tout à fait normal que les syndicats n'aient pas vu ça !"

Ces indemnités étaient pourtant payées dans "toutes les CAF de France et de Navarre qui ont la même convention collective que nous" assure Mme LUC. Le logiciel de gestion de paye est pourtant le même… "C'est vraiment une défaillance, ils ont oublié d'appuyer sur le bouton" lance cyniquement la porte-parole.

"Mme MALINGE a mis en place un système de management basé sur la faiblesse des salariés : elle ne forme pas les gens à ce type d'informations, pour continuer à faire passer les messages qu'elle souhaite" glisse-t-elle, "elle ne fait que ce qu'elle veut !"

 

Négociations au point mort…

"Elles n'ont pas encore commencé, car les prérequis n'ont pas été pris en compte" nous explique la porte-parole. Les grévistes demandaient à rencontrer un décideur de la CNAF "pour pouvoir nous apporter des réponses concrètes sur la politique de RH et le budget", mais la direction a refusé, préférant un médiateur de la CAF de la Guadeloupe. "Nous voulons absolument quelqu'un du national (…) pour une question de légitimité".

Dès 2012 pourtant, les syndicats ont été voir leur directrice pour évoquer le non-paiement des indemnités de congés payés et tenter de trouver une solution. "Il y a eu une discussion avec les instances représentatives du personnel, mais celle-ci a eu lieu entre deux portes en quelques minutes, elle ne nous a pas reçu !" déplore la syndicaliste, qui juge la directrice seule responsable de la grève actuelle.

L'intersyndicale a décidé de "taper plus haut" en demandant l'avis de l'IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales), et de la Cour des Comptes à propos de "l'irrégularité dans la gestion du budget de la CAF Guyane. Où est passé l'argent des indemnités de congés payés ? (…) Il y a forcément un problème de compétences du gestionnaire" commente Mme LUC. "On a des comptes qui ne sont pas validés depuis plus de 5 ans… il y a bien un problème !"

 

…jusqu'à aujourd'hui !

Pendant l'interview, la cinquantaine de grévistes ont littéralement "laissé éclater leur joie" en apprenant (par le biais du médiateur de la DIECCTE, mandaté par le préfet), la venue de Vincent RAVOUX, le Directeur opérationnel national de la CNAF ce mardi en Guyane. "Il va désavouer notre directrice" et devrait répondre aux revendications des salariés, qui dès lors ont assuré qu'ils reprendraient le travail.

"C'est la rupture du dialogue social qui a fait que nous en sommes arrivés là" reprend Sandra LUC après un long moment d'euphorie. "On ne peut pas continuer avec une personne comme Mme MALINGE" lâchent les grévistes.

 

Quelles inquiétudes pour les allocataires ?

"Il y aura une charge de travail qu'il va falloir résorber sur un certain temps" reconnaissent les salariés en grève. Le paiement automatisé des allocations familiales ne posera pas de problème, mais "il risque d'y avoir des incidents pour les dossiers des allocataires qui demandent une intervention manuelle. (…) La prochaine direction fera en sorte que nous rattrapions le retard" mais "nous ne nous laisserons plus faire sur le management" préviennent déjà les syndicats. ES

 

Guyane – Braconnage à Petit Saut : l'Etat prend le taureau par les cornes ?

Au mois de septembre, la Compagnie des Guides de Guyane tiraient (une fois encore) la sonnette d'alarme : le braconnage ne cesse de s'intensifier autour du lac de Petit Saut (notre dossier du 18 septembre : http://goo.gl/1qKEoI ). Depuis vendredi désormais - faisant suite à une consultation publique menée par la DEAL - un nouvel arrêté préfectoral a permis d'actualiser la réglementation. D'après la préfecture, la cinquantaine d'avis recueillis étaient "unanimement favorables" à cette actualisation.

Désormais, les sanctions devraient être "plus efficaces : amendes passant de 38 à 750 euros, saisie du gibier, saisie du matériel ayant servi à commettre l'infraction (armes véhicules, etc…)" détaille la préfecture, et le périmètre où la chasse/capture, et le transport d'espèces sauvages est interdit "a été redéfini". Le Préfet a assuré que les services de l'Etat seraient "particulièrement mobilisés" pour sanctionner et faire respecter la réglementation, afin de "garantir les conditions nécessaires au développement de l'éco-tourisme dans ce secteur", comme le demandaient les guides.

Une disposition qui semble correspondre avec les annonces faites par la vice-Présidente régionale déléguée à l’environnement, Hélène SIRDER, qui nous affirmait la semaine dernière que la collectivité avait débloqué 2,5 millions d'euros pour réhabiliter la route de Petit Saut afin de désenclaver St-Elie, et de développer l'éco-tourisme dans la zone… Mais pour le moment, pas beaucoup plus d'informations sur les projets envisagés.

 

Une première "prise" prometteuse

Le 11 novembre dernier, l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) et l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) ont "déjoué" un acte de braconnage "particulièrement marquant"au niveau du dégrad de Petit Saut. A bord d'une embarcation, trois congélateurs et glacières "dissimulant un tableau de chasse conséquent : 10 singes hurleurs, 17 agamis, 2 singes capucins, 1 pakira, 1 biche, 1 cariacou, 3 toucans, 2 tinamous, 1 pac, 1 hocco, 3 marails, 2 tortues denticulées, et un ara chloroptère" une espèce intégralement protégée.

Plusieurs délits étaient comptabilisés par l'ONCFS : interdiction de chasse sur le lac de Petit Saut, non-respect des quotas de chasse qui ont donc permis aux services de l'Etat de saisir la pirogue, les fusils, et le produit de ce braconnage. Par ailleurs, les auteurs du délit risquent une amende "allant jusqu'à 15.000 euros et un an d'emprisonnement" pour la "destruction" de l'Ara Chloroptère. Les procédures judiciaires sont en cours, et au vu de la nouvelle "donne" réglementaire signée vendredi dernier, on peut s'attendre à ce que les contrevenants "servent d'exemple".

En revanche, comment contrôler la chasse aux abords des camps d'orpaillage illégaux ? Hélène SIRDER rappelait en mai que "le pillage de nos ressources animales ont essentiellement comme cause première la nécessité pour les orpailleurs clandestins de subvenir à leurs besoins alimentaires"… Si les chasseurs/orpailleurs illégaux sont contrôlés en forêt, il y a des chances pour qu'ils soient avant tout ciblés pour leur activité de pillage aurifère. L'or coûte plus cher que les animaux, c'est connu…

 

Protéger notre patrimoine naturel

Il est important de comprendre que nous avons tous un rôle à jouer dans la survie de certaines espèces. Même si cela peut paraître comme 'folklorique' de manger l’un ou l’autre de ces animaux c’est un devoir de citoyen. La forêt pouvait sans doute nourrir quelques dizaines de milliers d’habitants. Avec une Guyane à 400.000 résidents dans quelques années nous nous devons de penser à la préservation de notre bien commun et la faune en fait partie… ES

 

 

Guyane – Le CNES essaye de répondre aux attentes des entrepreneurs guyanais

La rencontre qui s'est tenue vendredi dernier à la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCIG) a permis à Bernard CHEMOUL, le directeur du Centre Spatial Guyanais (CSG) de répondre aux questions que se posent les entreprises guyanaises avec l'arrivée d'Ariane 6, dont le premier tir est prévu en 2020. Visant la compétitivité face à la société américaine SpaceX (et ses autres concurrents), Ariane 6 devra "coûter 30% moins cher", un constat qui n'a pas spécialement tendance à rassurer les entrepreneurs de Guyane, qui ont du mal à se faire une place face aux grands groupes européens installés sur le territoire.

Un état de fait que M CHEMOUL a reconnu, assurant cependant que "la base spatiale est ouverte à l'emploi et au développement", que "le CNES [et l'ESA] se prononcent toujours en faveur de la Guyane", même s'il fallait "continuer de développer une politique en faveur des PME" et "responsabiliser un peu plus les grands groupes" pour qu'ils travaillent avec les structures guyanaises plus petites. "Le tissu économique et les industries guyanais(es) ont forcément vocation à être utilisés" pour l'activité spatiale.

Pour Jean-Paul LE PELLETIER, président de la CCIG, "on ne peut plus se contenter de dire que l'emploi de locaux dans une entreprise signifie qu'il y a des retombées locales" a-t-il lancé aux représentants du CSG. Cette rencontre était l'occasion de relancer le travail en commun entre les services de la CCIG et le CNES, débuté il y a un an, "pour réaliser une cartographie des métiers et des besoins du spatial, et ce qui est nécessaire en termes de formation".

"Les entreprises guyanaises estiment trop souvent que le spatial est un marché qui ne leur est pas destiné" regrettait M LE PELLETIER, bien décidé à les convaincre du contraire… ES

 

 

Guyane – 4 nouveaux élus à Régina

N'ayant pas réussis à se départager le weekend dernier, les candidats aux quatre dernières places (sur 15) de conseillers municipaux ont été élus ce dimanche par les citoyens de la commune : Michel-Ange MENDES DOS SANTOS, Natalie NELOM, Didier TCHA et Jocelyne COVIS. C'est donc la fin des épisodes de "nouvelles élections", suite aux annulations de celles du 23 mars dernier.

 

 

Une soirée au ciné – Favelas, un conte trash dans un bidonville…

 

Favelas, Drame et aventure (1h54) réalisé par Stephen Daldry, Christian Duurvoort avec Wagner Moura, Selton Mello, Rooney Mara et Matin Sheene.

 

L'histoire : Lorsque deux garçons des bidonvilles de Rio trouvent un portefeuille au cours de leur inspection quotidienne de la décharge du coin, ils sont loin de se douter que leur vie est sur le point de changer à jamais. Quand la police locale débarque, offrant une belle récompense en échange du portefeuille, Rafael et Gardo réalisent l’importance de leur découverte…

 

Notre avis KKK

 

Un conte plus qu'une réelle fresque sociale qu'il ne faut pas prendre comme un reportage au cœur des favelas mais plus comme une histoire d'ados racontée par le réalisateur de Billy Elliot qui oscille entre le drame et le thriller en conservant une grosse dose d'optimisme et de bonne humeur.

Ces gamins débrouillards vous feront sans doute penser également à Slumdog Millionaire  avec cette capacité de surmonter les mauvais coups d'une société corrompue et de policiers malfaisants. Il faudra aller au-delà de certains clichés (tous les policiers sont pourris, le bon prêtre et la religion qui sauve, la solidarité et la joie de vivre dans les favelas) et se laisser porter par une histoire pleine d'espoir avec un regard souvent désabusé mais jamais triste. Beaucoup de poursuites, de rebondissements, quelques scènes dures mais qui s'intègrent parfaitement au récit. Si vous êtes parents de pré-ados ou d'ados c'est un bon moment à partager avec eux, parole de papa, j'ai testé pour vous… TM

 

Les notes

K          K…atastrophe

K K       K…orrect

K K K    K…aptivant

K K K K      K…ourrez le voir !

Gagnez une place de cinéma !

En répondant à ces questions, vous pourrez peut-être gagner une invitation pour aller voir le film Hunger Games : la Révolte (1/2) cette semaine ! Envoyez vite votre réponse à Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser. en mentionnant votre nom et votre prénom.

1) Qui a composé la bande originale des Hunger Games ?

2) Qui joue le rôle du "président vénéneux" dans tous les films ?

3) De quel film japonais s'inspire Hunger Games ? (question bonus)

 

Le travail informel en Guyane, tribune libre de la Fédération des Très Petites Entreprises de Guyane (FTPE)

Dans le prolongement de l’émission "Parlons Economie" qui a eu lieu sur Guyane 1ère le jeudi 20 novembre dernier, la FTPE souhaite rappeler ses sources d’information et sa réflexion sur le travail informel appelé vulgairement travail au noir : "En dépit des efforts effectués dans cette optique par l’Organisation internationale du travail (OIT) depuis plusieurs décennies, le flou qui continue d'entourer l’économie informelle demeure un obstacle important freinant sa prise en compte par les politiques économiques.

Conformément aux recommandations internationales, le secteur informel est défini comme l’ensemble des entreprises individuelles non agricoles et non enregistrées, qui produisent des biens et services pour le marché. Le manque de données statistiques précises concernant l’économie formelle est également à relever.

Il résulte de plusieurs facteurs : flou des définitions en dehors de la communauté statistique ; manque d’intérêt de la part des autorités envers un secteur opérant à la marge de l’économie et ne payant pas d’impôts ; difficultés de mesure, compte tenu précisément du fait que ce secteur est à la marge ; enfin, idée préconçue selon laquelle le secteur informel est une marque de sous-développement et est appelé à progressivement disparaître au fur et à mesure du développement des pays…"

Source conférences et séminaires n°6 de l’Agence Française de Développement.

 

Il y a un point de convergence auquel adhère la FTPE, c’est que le travail informel est notamment :

  • un échec humain pour la société
  • la privation des droits (retraite, maladie, etc.)
  • une menace par le déploiement d’une concurrence déloyale

Au vu de l’ampleur du phénomène, pour la FTPE, la question n’est pas de savoir s’il faut défendre ou pas ceux qui ont recours au travail informel mais d’en comprendre les causes en vue d’apporter des réponses pour la structuration des TPE.

 

Les causes pour la FTPE Guyane sont inhérentes à la  spécificité même  de l’économie en OUTRE MER qui se caractérise par une économie de comptoir (90% des besoins sont importés) et une économie dépendante à 80% de la commande publique.  Ainsi, nous avons mis en relief 4 causes principales :

  • les dérives de la commande publique : Nous sommes passés d’une compétition sur les compétences et la qualité vers une course forcée vers la perte d’exploitation en favorisant dans les faits le moins disant
  • les délais de paiements qui s’allongent et qui condamnent  les entreprises à disparaitre
  • les fluctuations du marché mises en évidence dans le secteur du bâtiment qui est une menace pour les entreprises déjà fragilisées par les deux premiers points
  • le chômage de la qualification et des compétences : les personnes employées ont une productivité inadéquate au vu des charges qu’elles génèrent et de l’ensemble des autres charges qui pèsent sur l’entreprise

 

Les entreprises sont ainsi aujourd’hui prises entre le marteau de la perte d’exploitation et l’enclume des dérapages de paiement.

La proposition de la FTPE  est de mettre en place un comité de réévaluation des prix de marché, de suivi des délais de paiement et des politiques de l’emploi, au même titre que l’observatoire des prix qui a permis de définir le panier moyen de la ménagère. Ce serait là, à notre avis, une des réponses au choc de compétitivité que le gouvernement souhaite mettre en place dans les DOM afin que l’on reconnaisse la valeur travail des TPE guyanaises.

Valérie Vanoukia

Présidente de la FTPE Guyane

 

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Chroniques RDI de Thierry Maquaire

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