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Martinique – Carburants : la SARA n'approvisionne plus les stations-services

Mardi, la centrale syndicale CDMT a "mis à exécution son préavis de grève" en stoppant le réapprovisionnement des stations-services, bloquant ainsi la circulation des biens et des personnes sur l'île. Les grévistes demandent à la direction de la SARA "des garanties" sur la question des retraites des salariés (et de l'indemnité versée au moment du départ), mais les discussions ne donnent pas de résultats. Le réseau des transports en commun Mozaïk a connu d'importantes perturbations en raison de ce défaut d'approvisionnement, et la grogne monte chez les usagers… Il semblerait qu'un service minimum soit assuré dès aujourd'hui, puisqu'une partie du personnel non-gréviste a vivement critiqué la mobilisation de leurs confrères.

 

Economie – La Banque centrale européenne fait plaisir aux marchés

Ce jeudi, l'institution a baissé son principal taux directeur de 0,25% à 0,15%, un nouveau plancher historique. Elle a également abaissé son taux de prêt marginal à 0,4% (contre 0,75%) et porté en territoire négatif (- 0,10%) son taux de dépôt, qui rémunère les sommes que les banques placent à court terme dans ses coffres. Cette mesure, inédite pour une grande banque centrale, est censée encourager les banques à prêter aux ménages et entreprises.

Mais les plus grandes surprises sont venues pendant la conférence de presse de Mario Draghi, le président de la BCE. Ce dernier a en effet annoncé que l'institution va accorder deux nouveaux prêts massifs aux banques, sur quatre ans. En décembre 2011 et février 2012, deux prêts à hauteur de 1.000 milliards d'euros avaient déjà été accordés aux établissements bancaires. Mais ces derniers les avaient utilisés principalement pour racheter de la dette publique des Etats membres. Cette fois, la BCE réservera ses prêts exclusivement aux banques qui prêtent à leur tour aux entreprises… 400 milliards d'euros maximum pourront être prêtés.

"Ces décisions constituent un signal fort et apportent un soutien bienvenu à la croissance en France et dans la zone euro, dans un contexte de consolidation budgétaire", s'est félicité le ministre français de l'économie, Michel Sapin.

Cet ensemble de mesures visent deux objectifs : d'abord, soutenir l'activité et la reprise, encore très fragiles dans la zone euro. Mais aussi, relancer l'inflation, dangereusement basse depuis plusieurs mois. Les prix ont ainsi augmenté de 0,5 % seulement en mai, selon les chiffres publiés par Eurostat mardi, après 0,7% en avril. Soit très loin de l'objectif de 2% de la BCE. "Les politiques d'austérité et le taux de chômage élevé nourrissent des pressions déflationnistes dans la zone euro", explique un économiste.

Il n'y a plus qu'à espérer que les banques se servent de cet argent pour réellement prêter aux entreprises...

 

National – Plus de peines plancher pour les récidivistes !

C'était l'un des "60 engagements" de campagne de François Hollande : abroger les peines plancher pour les récidivistes, mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, votée en 2007. La majorité s'est prononcée pour cette suppression ce jeudi 5 juin, à l'inverse de l'UMP et du FN.
La ministre de la Justice, Christiane Taubira, et les élus de gauche ont martelé que les peines plancher étaient inefficaces à contrer la récidive, et à l'origine d'un allongement de la durée des peines ainsi que d'une surpopulation pénale accrue.

L'UMP a défendu une kyrielle d'amendements pour maintenir voire étendre le dispositif, en vain. L'ancien rapporteur du texte ayant instauré en 2007 les peines plancher, l'UMP Guy Geoffroy, a pour sa part défendu une "avancée" dont la majorité persisterait à "nier la réalité"

"Nous sommes dans une philosophie et un rapport à la justice différent", a pour sa part affirmé Christiane Taubira, qui a redit sa "confiance" dans les juges pour apprécier les peines et sa volonté de dispositifs "efficaces".

 

Nigéria – Boko Haram poursuit les tueries…

Des "centaines" de morts et des villages rasés mardi, des hommes armés qui tirent dans la foule mercredi et abattent 45 personnes : les massacres attribués aux islamistes de Boko Haram se succèdent ces dernières 48 heures dans le nord-est du Nigeria. Selon des chefs locaux, entre 400 et 500 personnes ont été tuées.

Ce bilan n'a pas été confirmé par les autorités mais il pourrait s'agir de l'un des plus lourds depuis le début de l'insurrection islamiste en 2009, qui a déjà fait plus de 2.000 morts cette année. Quelque 250.000 personnes ont dû fuir leurs foyers depuis l'instauration de l'état d'urgence dans la région il y a un an.

 

Guyane, Terre d’Espaces (23) – La télémesure, incontournable pour suivre l'évolution d'un lancement

Jean-François Laroye travaille au CNES depuis 30 ans. Aujourd'hui, il est ingénieur spécialiste télémesure au sein du service acquisition mesures au CNES. Guyane Terre d'Espaces l'a rencontré pour mieux connaître le travail de son équipe, sans qui il serait impossible d'avoir des informations sur le vol de la fusée…

 

La télémesure, qu'est-ce que c'est ?

La télémesure permet d'obtenir à distance les valeurs de mesures effectuées – en l'occurrence – par les capteurs situés sur la fusée. Ainsi, sont transmises "en temps réel" les informations concernant la vitesse, la température, les pressions, les niveaux de carburant, la vitesse de rotation du moteur… etc… qui permettent aux contrôleurs au sol de savoir si le vol se déroule bien. Ces informations sont envoyées par radio au sol, grâce à tout un réseau d'antennes qui couvrent les zones de "passage" de la fusée et permet au CNES d’assurer sa mission.

 

Ne pas perdre le contact

"Ces informations radio sont reçues pendant tout le vol, alors que la fusée disparaît au-delà de l'horizon au bout de 10 minutes" explique JF Laroye. Pour les lancements vers l’est, (qui sont les plus fréquents), après la station Galliot de la Montagne des Pères, une 2ème antenne située à Natal au Brésil prend le relais, puis une 3ème sur l'île de l'Ascension dans l'Atlantique, pour ensuite être suivie par la station de Libreville au Gabon, puis celle de Malindi au Kenya.

Pour les lancements plus rares, qui partent vers le Nord, par exemple, comme pour Galileo, "nous louons des stations existantes, appartenant à des agences spatiales étrangères, où nous envoyons notre personnel et nos moyens" précise l'ingénieur. « Ainsi, la dernière station pour observer la séparation du lanceur et de  son satellite, est située à Perth, en Australie ».

Pour certaines missions comme le lancement de l’ATV, un porte-container est également loué et placé au milieu de l'Océan Atlantique, avec une antenne "d'environ 4m" [contrairement aux antennes fixes, de 10m de diamètre, ndlr], pour pouvoir suivre la séparation d'étages. "C'est une belle prouesse parce qu'en mer il y a des vagues. La référence n'est pas du tout stable. Nous avons installé sur le bateau un système (hexapode) qui permet de recréer un plan horizontal" explique enthousiaste Jean-François Laroye.

Une équipe de 25 personnes et du matériel de haute précision

Pour réaliser un suivi "parfait" du lanceur, pas moins de 25 personnes doivent assurer les trois exigences du CNES :

-    Fournir en temps réel pendant les 8 premières minutes de vol, la position et la vitesse du lanceur

-    Constituer un "tableau de bord de la fusée", le Contrôle Visuel Immédiat (comme dans votre voiture)

-    Fournir à posteriori toutes les performances du lanceur aux concepteurs, pour s'assurer que tout s'est bien passé, "et faire les modifications qui pourraient se révéler nécessaires pour que la mission suivante se passe bien"

"Nous disposons de moyens radio-électriques, un peu comme nos antennes pour regarder la télévision" développe JF Laroye : une antenne de réception, un décodeur, un écran de visualisation, et un "magnétoscope" pour enregistrer toutes les données de la mission. Et pour être sûrs que les informations issues des capteurs de mesure [entre 500 et 1 000 sur le lanceur, ndlr] parviennent à Kourou, tous les moyens de traitement et de communication sont doublés. D'autre part, une fréquence radio spécifique a été choisie pour ne pas avoir de problème, "peu importe la météo, le signal est reçu de manière impeccable" explique le spécialiste.

Le travail de l’équipe affectée à un lancement ne prend fin que "20 minutes après la mise en orbite des satellites" : "on sabre le champagne plus tard que les autres". Elle doit en effet s'assurer que "le dernier étage de la fusée ne présente pas de risques pour les prochains lancements ou vis-à-vis des autres satellites". Manœuvre d'évitement, en le plaçant sur une orbite cimetière,  puis vidange des réservoirs font partie des actions à réaliser.

Pour le service d'acquisition, tout doit être mis en œuvre pour "pouvoir exploiter les informations radios quoi qu'il arrive. La bonne liaison avec la fusée, c'est la pépite d'or que nous recherchons, et notre travail nous a permis jusqu'à présent de n'avoir jamais perdu le signal avec le lanceur" affirme l'ingénieur.

 

Propos recueillis par ES pour Guyane Terre d'Espaces

  

 

Guyane – Opérateur public minier, les réticences de la FTPE (Fédération des Très Petites Entreprises)

A la suite d’une réunion qui s’est tenue en avril dernier, la FTPE, par la voix de sa présidente,  Valérie Vanoukia, a tenu à faire part des nombreuses interrogations soulevées par ce projet vis-à-vis des TPE de Guyane.

La fédération « est consciente que l’extraction alluvionnaire de l’or aujourd’hui tel qu’elle est pratiquée aujourd’hui n’est pas attractive en termes d’emploi et de développement du territoire en dépit des enjeux.

Il y a donc nécessité de mettre en place un levier qui élève vers le haut la profession des orpailleurs ».

Mais pour le moment il semble que les très petites entreprises auront beaucoup de mal à trouver leur place dans le projet, notamment parce que l’extraction primaire impose des investissements très forts et exclut d’emblée les TPE au profit de sociétés financières beaucoup plus importantes.

La FTPE peut se sentir concernée « dans 2 ou 3 ans » lorsque l’extraction alluvionnaire se mettra en œuvre.

Si le projet n’est évidemment pas rejeté dans son principe, la Présidente de la FTPE souhaite, au nom de ses adhérents, avoir une plus grande visibilité sur le moyen et long terme : « Pour nos adhérents la priorité de la FTPE doit être l’accompagnement des TPE sur le Volet financier, Volet investissement, Volet formation, etc. dans leur quotidien de chaque jour. Ce sont donc ces points qui nous intéressent pour accompagner aujourd’hui les orpailleurs pour se préparer à ce projet de mise en place de cet opérateur public ».

Cette réaction montre bien que le projet est loin de faire l’unanimité et qu’il doit offrir autre choses que de simples déclarations politiques pour s’orienter vers l’économique dans un but, tout aussi réel, de développement à long terme du secteur. TM

 

Université Antilles-Guyane – Geneviève Fioraso apporte son soutien à Corinne Mencé-Caster

C'est par voie postale que la secrétaire d'Etat à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche a appuyé la Présidente de l'UAG pour "[son] attitude courageuse (…) vis-à-vis des malversations financières qui se sont déroulées à haut niveau sur le pôle martiniquais de l'UAG". Faisant ainsi référence au dossier du laboratoire CEREGMIA et de son directeur, Fred Célimène, et ce alors que l'instruction est en cours.

Mme Mencé-Caster a suspendu à la fin du mois de mai le professeur Célimène ainsi que M Logossah en raison des "doutes" qui pèsent sur leur gestion du laboratoire. Le directeur de celui-ci a d'ailleurs axé sa défense sur l'abus de pouvoir de la Présidente, qui n'aurait selon ses avocats, pas délégation pour suspendre les deux hommes de leurs fonctions.

Avec un courrier aussi clair que celui de Mme Fioraso (qui parle "d'affaire déplorable"), difficile d'imaginer que la décision de la Présidente de l'UAG n'ai pas été validé en haut-lieu… ES

 

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Chroniques RDI de Thierry Maquaire

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