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Guyane – Le patron de Rexma n'aura pas à payer 900.000 euros d'amende

C'est la cour d'appel qui a relaxé Jean-Pierre Casas hier matin dans l'affaire de "tromperie, escroquerie et détournements de biens gagés dans un dossier de défiscalisation" avec l'organisme Inter Invest comme nous l'apprenait France Guyane. En mars 2013, le tribunal correctionnel de Cayenne avait condamnée M Casas à 902.000 euros d'amende et 18 mois de prison avec sursis. Ce jugement a donc été cassé, mais Inter Invest (Daniel Petit) a déjà précisé qu'il pourvoirait l'affaire en cassation. Dans 15 jours, M Casas sera aux Prud'hommes pour une affaire de salaires non versés… ES

 

Guyane – Une fresque pour La Poste

L'artiste Ynot odv [lire "ouaille note odivi", ndlr] de son vrai nom Tony Lentin, jeune graffeur guyanais, a eu "carte blanche" pour réaliser une fresque de 27m² sur la palissade du chantier du futur bureau de Poste du 31 boulevard Jubelin, qui devrait ouvrir très prochainement… C'est à l'aide de ses sprays, de ses pochoirs et de ses marqueurs que Ynot odv a pu exprimer "une belle énergie et du mouvement" que vous pourrez admirer sur notre galerie photos.

Ainsi pour La Poste, c'était l'occasion "d'accompagner de manière originale et dynamique le changement" et de symboliser la place de la société "dans le quotidien des guyanais (implantation en commune, accueil bancaire pour tous, modernisation des services…)" ES


 

Guyane – Pétrole : pas de nouveaux forages avant "au moins un an"

Pour le moment "nous ne pouvons pas nous prononcer" sur une prochaine Demande d'Autorisation de Travaux (pour réaliser de nouveaux forages), nous livrait Gilles Amiard, directeur délégué de Shell en Guyane, au sortir de la 11ème Commission de Suivi et de Concertation sur le pétrole qui se tenait hier à la Région.

"Si les géologues trouvent un prospect [une nappe de pétrole, ndlr] suites à l'analyse  et l'interprétation des données sismiques recueillies en 2013, nous pourrons savoir si une nouvelle demande d'exploration sera demandée". Les résultats ne devraient pas être connus avant juin 2014… "Ce qui nous intéresse, c'est de trouver quelque chose. Un prospect suffisamment grand pour ensuite aller forer" ajoutait M Amiard.

Les 4 premiers puits avaient été réalisés à l'est du permis Guyane Maritime, et les données en cours d'analyse concernent le "centre" de la zone qui se s'étale d'est en ouest à 150 km au large des côtes guyanaises. D'autres demandes de permis (sur une zone bien plus proche de la côte, qui pose d'ailleurs problème aux pêcheurs), sont en cours d'étude par les services de l'Etat.

Anne Duthilleul, missionnée par l'Etat pour accompagner le développement de l'industrie pétrolière au large de la Guyane, tentait de maintenir l'espoir pendant cette période sans activité opérationnelle de la part du pétrolier : "il ne faut pas se décourager (…) même si pendant au moins un an – en restant optimistes – il n'y aura pas d'autre forage". La loi imposant désormais qu'une enquête publique soit menée pour que soit donné l'autorisation de travaux, les délais de traitement du dossier sont de fait allongés.

"Ils sont de toutes façon pris par le temps. Ils savent qu'ils ne pourront faire qu'une campagne de forage" expliquait Mme Duthilleul. Il reste en effet moins de 30 mois au consortium pour réaliser de nouveaux forages, le permis Guyane Maritime ne s'étendant que jusqu'à mi-2016.

La géologie de la zone actuellement étudiée pouvant vraisemblablement être "plus favorable" pour trouver du pétrole, Anne Duthilleul s'est dite confiante sur une future demande. "Si le permis n'est pas exploré jusqu'au bout, le consortium aura perdu cette opportunité sur – à priori – les meilleures cibles (…) ce serait dommage ! Je ne pense pas qu'il laissent passer cette opportunité" concluait-elle.

Concernant les autres demandes de permis (au nombre de 8), l'Etat publiera "dans les semaines qui viennent" le choix donné entre les concurrents à qui pourront être attribuées les zones d'exploration. Une fois cette première publication faite, les entreprises pourront à leur tour faire des demandes d'autorisations de travaux. "Mais ça prendra encore du temps avant qu'on voit de nouvelles campagnes d'explorations"ES

 

Communiqué - Restitution du débat public de la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie (CRSA)

La CRSA est un lieu d’expression et de propositions qui traite des besoins de santé dans la région, des réponses à ces besoins et des actions pour améliorer la santé de la population et développer l’efficacité du dispositif de santé. Cette instance permet de recueillir les aspirations et les besoins et de favoriser l’appropriation collective des enjeux de santé par les acteurs et ainsi participer à la mise en place du projet régional de santé (PRS).

Cette année, le débat public traite du thème suivant "Autour de la grossesse : parlons santé !" Vous avez déjà eu l’occasion de vous exprimer lors des deux séminaires de travail qui se sont tenus à Cayenne et Saint-Laurent au mois de janvier 2014. Les échanges fructueux qui ont pu naître de cette consultation feront l’objet d’une restitution finale au pôle culturel de Kourou le 5 avril de 8h30 à 12h30. Plus d'informations sur le site de l'ARS : http://goo.gl/ORJ1Uh

 

Télécoms – Fin du roaming en Europe et adoption du principe de "neutralité du net"

Après des mois de bras de fer et de lobbying de l'industrie télécoms, les Eurodéputés ont voté un texte important pour sauver l'Internet tel que nous le connaissons. Jeudi, le Parlement a adopté le Règlement sur le Marché Unique des Télécommunications, y compris des amendements garantissant que les fournisseurs d'accès (FAI) ne puissent plus bloquer ou ralentir les services internet de leurs concurrents. Parallèlement, ils ont également mis fin aux frais exorbitants du roaming quand on téléphone vers un autre pays européen.

La Quadrature du Net, une organisation qui milite pour défendre cette neutralité du Net, a salué  "un grand pas en avant pour l'Internet libre". Les FAI pourront toujours proposer des services spécialisés aux utilisateurs tels que la vidéo à la demande ou la conservation de données en nuage, mais seulement s'ils ne portent pas atteinte à la disponibilité ou à la qualité des services d'accès à l'Internet proposés par d'autres entreprises ou services.

 

Guyane Terre d'Espaces (14) - Le CNES accompagne des entreprises

La Mission Guyane du CNES propose et accompagne des projets et actions qui contribuent au développement économique de la Guyane, à partir des axes stratégiques et politiques retenus par l'Etat et la Région Guyane.

 

Second dossier consacré aux entreprises qui ont bénéficié du concours du CNES pour se développer. Cette fois, c'est l'histoire de l'Hôtel Celia à Maripasoula, créé en novembre 2011 que la Mission Guyane du CNES accompagne à hauteur de 20.000 euros.

Marie-Paule CORNET – ancienne responsable d'agence Air Guyane - a répondu en 2011 à l'appel d'offre public à candidature qu'avait lancé la mairie de la commune pour réhabiliter et agrandir un hôtel dans l'ancien centre d'hébergement communal datant des années 90, et restructuré "aux normes hôtelières 2015".

C'est ainsi qu'est né l'Hôtel Celia, installé dans un parc paysager de 7.400 m², qui propose 11 chambres tout confort, et dont le développement va permettre l'ouverture d'un carbet restauration et l'embauche de deux personnes.

Marie-Paule CORNET, la gérante, nous a accordé une interview :

 

Guyane Terre d'Espaces : Pourquoi avoir souhaité porter ce projet à Maripasoula ?

Marie-Paule Cornet : Ayant vécu plusieurs années à Maripasoula, et 15 ans au total en Guyane, nous avons monté ce projet en voulant donner une image différente de ce qui existait, offrir une prestation de qualité, et bien se faire connaître. J'avais auparavant tenu un restaurant pendant huit ans en Alsace. D'où l'idée complémentaire de faire construire un carbet restauration où seraient servies salades et viandes rouges.

 

G.T.E : Quel investissement a été nécessaire pour mener à bien votre projet ?

M-P.C : Environ 150.000 euros au total. Et c'est en allant me renseigner auprès de la DIECCTE que  l’on m’a suggéré de remplir un dossier de demande de subvention d’aides publiques ; j’ai donc appris à ce moment que le CNES pouvait m’apporter une aide financière qui m’a effectivement été attribuée. J’ai également obtenu des subventions de la Région et du FEDER. La totalité des aides accordées s’élèvent à 95.000 euros.

 

G.T.E : Ce pari aurait pu paraître risqué pour beaucoup de gens… Comment se porte l'activité ?

M-P.C : Au bout de deux ans et demi, nous sommes très satisfaits de la démarche [Mme Cornet s'occupe également de son mari, handicapé, NDLR]. Avec l'aide de Laurianne, mon apprentie dans le domaine de l'hôtellerie, nous nous occupons du service aux clients, de l'entretien des chambres et des espaces verts ainsi que de tout l'administratif qui se rattache à l'activité hôtelière.

Nous avons un bon retour des clients, qui viennent principalement pour du tourisme d'affaire, de la Guyane comme des Antilles. C'est internet et le bouche-à-oreilles qui nous permettent aujourd'hui d'avoir un taux de remplissage supérieur à 60%, constant tout au long de l'année.

 

G.T.E : Être dans une commune isolée comme Maripasoula, est-ce compliqué ?

M-P.C : Je ne dirai pas que c'est plus compliqué qu'ailleurs, mais c'est au niveau de la communication que ça peut poser problème. Nous enregistrons parfois des pertes d'exploitation qui peuvent être dommageables pour l'activité, notamment en raison des difficultés pour faire les réservations. Nous n'avons pas encore de site internet, mais entre les différents établissements, nous nous entraidons et n'hésitons pas à diriger un client vers quelqu'un d'autre si nous n'avons plus de chambre disponible.

Nous avons aussi la chance d'avoir des artisans locaux qui fabriquent tous les meubles de l'établissement. Tant l'art aloukou qu'amérindien est représenté dans nos chambres. Tant que nous pouvons, nous faisons travailler les commerçants de la commune, et valorisons les produits locaux !

 

G.T.E : Deux emplois devraient être créés une fois les travaux du carbet restauration terminé…

M-P.C : Malheureusement, la construction devait s'achever l'année dernière… Mais notre entrepreneur n'a pas respecté ses engagements, et nous attendons qu'il finisse les travaux, notamment ceux de la cuisine, où nous comptons embaucher deux personnes. Ce sera une véritable bouffée d'oxygène pour nous. L'activité est en hausse, et il devient compliqué à 62 ans de m'occuper seule avec mon apprentie de ce beau projet ! Mais je garde le sourire ! Il faut bien !

Propos recueillis par Erwann Seigneurin

 

 

N’y-a-t-il que le "sensationnel" pour faire parler de la Guyane ?

Une fois de plus, nos confrères métropolitains (Le Parisien) se sont emparés d'un malheureux fait d'actualité de notre département : la balle reçue dans la nuque par un enseignant du collège Paul Kapel. Cet incident aurait selon toute vraisemblance été causé par une balle perdue, d'après l'avis des policiers en charge de l'enquête. Les rideaux étaient tirés, et il est quasiment impossible que le tireur ait pu voir "sa victime" en tirant en direction de la salle de classe.

Si cet événement "frappe" au pire moment le corps enseignant, régulièrement mis à mal par une montée de la violence scolaire, et devant exercer de plus en plus souvent son "droit de retrait", il a également outré une partie de la population. Tout le monde y est allé de son hypothèse, et les syndicats (à juste titre) sont à nouveau montés au créneau pour s'insurger du manque de moyens mis en place afin de résorber une bonne fois pour toute la violence scolaire.

Mais ces faits-divers – qui sont généralement les plus lus et les plus partagés par la population – sont quasiment les seules choses qui remontent aux oreilles des médias métropolitains ! Un accident de car, une femme violée pendant son sommeil, un jeune assassiné pendant un soundsystem, des militaires tués dans la forêt amazonienne… La Guyane passe pour un territoire de non-droit, un territoire violent, un territoire primitif (et pas dans le bon sens du terme) et trop rarement pour un territoire d'avenir !

Il ne faut pas se voiler la face, les problèmes existent : Insécurité, éducation, infrastructures, chômage, magouilles politico-économiques, ponts qui n'ouvrent jamais, orpaillage illégo-légal, respect de l'environnement, respect entre communautés, respect envers les enseignants… 

Et ces problèmes doivent remonter aux oreilles de ceux qui, en partie, attribuent le budget qui servira au fonctionnement et au développement de la Guyane. Certes… Il y a assurément beaucoup de choses à faire, à améliorer ou même à changer (à l'image de ce que peuvent produire des élections, quand bien même l'abstention est forte) ! Nous avons 20 ans de retard sur l’IDH métropolitain, et une croissance démographique vertigineuse qui ne fait que compliquer les choix d’avenir que nous devons prendre… et poussent trop souvent les gens à la violence…

Mais il y a aussi des hommes et des femmes qui construisent la Guyane, qui vivent la Guyane, qui veulent voir la Guyane se développer, et ne plus être aux yeux du monde qu'un territoire sauvage où la population qui y vit est mal considérée, affublée de sobriquets racistes à l'image de ce que quelques partis politiques affichent au grand jour dans certains hebdomadaires ou sur les réseaux sociaux.

La Guyane, ce n'est pas Hénin-Beaumont où la seule solution qu'ont trouvé les habitants, c'est de voter pour le Front National. La Guyane c'est une terre d'où décolle la pointe de la technologie humaine, c'est une terre où des dizaines d'origines différentes vivent dans une harmonie égalée nulle part ailleurs sur le territoire français (et même si ce n'est pas facile tous les jours), c'est une terre où la biodiversité exprime toute sa magie (même si parfois la nature est cruelle avec l'homme), c'est une terre où naîtront les Aimé Césaire ou Gaston Monnerville de demain (avec, espérons-le, la création d'une Université digne de ce nom).

Mais la Guyane, c'est surtout une terre qui souffre de ne pas être mieux considérée. Et les médias - même s'ils répondent malheureusement à la loi de l'offre et de la demande (surtout de la demande) - sont responsables de l'image qu'a la Guyane au niveau national et même international. Alors s'il vous plait, confrères de métropole. Intéressez-vous différemment à nous, à elle. Elle le mérite… ES

 

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