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Guyane – Trois infirmiers guyanais partent en Guinée Conakry soigner Ebola

Trois infirmiers du CMCK (Centre Médico-Chirurgical de Kourou) ont décidé de partir en Guinée Conakry dans le cadre d'une opération menée par la Croix-Rouge pour soigner les personnes atteintes d’Ebola. Yannick jeune infirmier de 26 ans fait partie des volontaires. Nous l’avons rencontré avant son départ ce samedi 13 décembre.
 
Comment avez-vous pris connaissance de cette opération menée par la Croix-Rouge ?
Je travaille au CMCK qui est un hôpital de la Croix Rouge. Quand ils ont fait un appel à candidature j’ai postulé sur leur site internet.
 
Qu’est-ce qui vous a donné envie d’y aller ? J’ai rejoint la Guyane pour travailler pour la Croix-Rouge avec l’objectif à long terme de faire de l’humanitaire. C’est une grosse épidémie et d’un point de vue médical cela est intéressant. La Croix-Rouge a ce côté rassurant, ils sont habitués à travailler ainsi, et je sais que sur place je serai entouré de professionnels.
 
Comment ont réagi vos proches face à cette décision ?
Il y a deux types de réactions, ceux qui me disent : "vas-y pars et prend soin de toi !" et d’autres me disent : "non ça ne va pas ?! Si tu pars ne reviens pas !" Je tiens vraiment à insister sur le fait que des mesures sont prises pour ne pas être contaminant pour la population et éviter de contaminer un autre continent. C’est une décision très réfléchie, cela fait un mois et demi que cela mûrit.
J’y pense depuis longtemps mais pour mes proches qui ont appris la nouvelle il y a 3 semaines c’est plus compliqué…
 
Comment se déroule votre intégration ? Avez-vous une formation avant ou êtes-vous directement amené sur le terrain ?
Pendant 10 jours j’aurai une formation à Paris. Le 26 décembre je partirai en Guinée où sur place j’aurai de nouveau une formation de 10 jours accompagné par des professionnels. Par la suite je commencerai à travailler.
 
Pour combien de temps partez-vous ?
Je resterai 30 jours sur place. Après mon retour d’Afrique, je dois rester 21 jours en métropole. On aura une consultation médicale pour savoir si on est contaminé ou pas. Le retour en Guyane se fait sur l’accord d’un médecin, ainsi il n’y a aucun risque d’être contaminant pour la population guyanaise.
 
Quelles seront vos missions là-bas ?
Je devrai apporter des soins à la population atteinte d’Ebola et à la population non atteinte. On aura aussi le rôle de formateur auprès des professionnels locaux, il s’agit d’un échange de savoir-faire. La façon dont on travaille en métropole n’est pas la même qu’en Guinée. Cela nous permettra également de voir comment ils travaillent.
 
Avez-vous des craintes ou des appréhensions, si oui lesquelles ?
Ebola reste une maladie mortelle, on ne peut pas dire qu’on n’a pas peur. Après ce n’est pas parce qu’on est au milieu des requins qu’on va se faire mordre.
Il y a un dispositif pour être mis en sécurité, il y a des structures mises en place pour être accompagné, protégé et formé. Je n’ai pas peur car je sais que les règles sont strictes et qu’ils sont habitués à ce type de pathologie.
 
Propos recueillis par
Cassandra Villeroy

 

 

Guyane – 450 élèves privés de collèges à cause d'un gaz suspect

Pour la seconde fois en trois jours, les 450 élèves du collège Sylvère Félix de Soula 2 à Macouria ont été victimes d'irritations probablement dues à un gaz toxique, pour le moment non-identifié par l'Observatoire Régional de l'Air (ORA) qui a installé une station mobile dans les deux établissements scolaires victimes de ces émanations toxiques depuis deux semaines. En effet, le 4 décembre, l'école Edmé-Courat avait elle aussi dû être évacuée pour des malaises provoqués par un gaz d'origine inconue.
Le Rectorat, le Conseil Général, l'Agence Régionale de Santé et la mairie de Macouria doivent se rencontrer ce matin pour une réunion de crise, à l'issue de laquelle des décisions devraient être prises, si tant est que les experts trouvent l'origine et la nature du gaz suspect. Mardi matin déjà, les élèves avaient été évacués et pris en charge par le Samu, et l'établissement fermé.
Ce jeudi, même scénario, puisque le Rectorat a décidé de fermer les portes du lycée "jusqu'à nouvel ordre, en vertu du principe de précaution". Lui emboîtant le pas, Gilles ADELSON, le maire de Macouria a également prononcé la fermeture de l'école Edmé-Courat, où les élèves du collège avaient été accueillis en urgence. Un adolescent a été transporté à l'hôpital de Cayenne par prudence.
Le rectorat a assuré que "les élèves [des autres communes, ndlr]" avaient pu regagner leur domiciles "aux horaires normaux par les bus habituels" après avoir passé l'après-midi au collège Just Hyasine. Tant que "les nouveaux éléments" attendus par le rectorat ne sont pas connus, ce dernier a demandé aux parents d'élèves "de rester attentifs aux informations" diffusées par voie de presse.
Une enquête de voisinage a également été engagée, certains résidants du quartier s'étant eux-aussi plains de ces étranges émanations, et des malaises qu'elles provoqueraient.
 

Guyane – Un nouveau quai et de nouvelles ambitions pour le Grand Port Maritime

Mercredi soir, en présence du Préfet Eric SPITZ, le Grand Port Maritime (GPM) a procédé à l'inauguration du Quai n°2 du Port de Dégrad-des-Cannes, un chantier entamé en février 2012, dont les travaux s'étaient achevés en août 2014, totalisant 31 millions d'investissements (15,5 millions d'euros du FEDER, 10,5 millions d'euros du GPM et 5 millions d'euros de l'Etat). Ce quai de 200 m de long pour 37 m de large a pour vocation d'accueillir les navires porte-conteneurs et de transports de véhicules.
"Ce lourd investissement s'inscrit dans le programme de réhabilitation des infrastructures portuaires et la perspective de la modernisation de la manutention portuaire" expliquent les responsables du GPM. Les premières études avaient été entamées en 2008 par la CCIG, alors gestionnaire du port de Dégrad-des-Cannes.
En 2013, le port est passé "aux mains" du Grand Port Maritime – avec quelques petits soucis de trésorerie encore en cours de règlement entre la CCIG et le GPM – et ce jeudi, son directeur général, Philippe LEMOINE, donnait une conférence publique sur le développement stratégique du GPM, durant laquelle a été évoqué le projet de "port offshore" en vue de futures exploitation pétrolières dans la région, ou encore en voulant faire de la Guyane un "véritable hub maritime européen au nord de l'Amérique latine pour le transport de containers".
Mais avant de parvenir à faire de Dégrad-des-Cannes un port incontournable sur le littoral sud-américain, de nombreux travaux seront nécessaires – notamment en ce qui concerne le faible tirant d'eau du Mahury – et il faudra également convaincre les compagnies pétrolières ou les grands armateurs du potentiel et de la qualité des services du GPM, face à d'autres ports comme celui de Paramaribo, ou plus loin, de Trinidad.

Et il y a fort à parier que le plus grand port de la Caraïbe qu'est Trinidad ne laisse pas passer l'opportunité que va offrir d'ici 2016, la fin des travaux d'élargissement du canal de Panama. Ce chantier pharaonique entamé en 2006 permettra à des navires beaucoup plus imposants de venir directement sur la côte est de l'Amérique du Sud, depuis le plus grand pays producteur et désormais première puissance économique mondiale : la Chine… ES

 

Guyane - Banque Publique d'Investissement (suite), l'exemple de la filière bois

Pour aller au-delà de notre article paru hier nous revenons aujourd'hui sur l'exemple du Fonds Bois qui cible des PMI de 1ère et 2ème transformation du bois (scieries, construction bois, énergie bois, ameublement) indépendantes.
L'investissement unitaire est de 1 à 4 millions d'euros et a pour objectif d'intervenir dans des opérations de croissance (interne ou externe) ou de transmission.
Le Fonds Bois a pour objectif de renforcer le tissu des industries du bois et des biomatériaux et ainsi "servir des logiques vertueuses" en favorisant l'économie circulaire et les cycles courts ainsi que de développer l'emploi.
SI les investissements initiaux (Fonds Bois I, nous sommes aujourd'hui au Fonds Bois II) ont concerné 9 PMI représentant 2.000 emplois et plus de 150 millions d'euros d'investissement déployé au total (grâce à l'effet de levier de la BPI) on peut se poser des questions quant à sa mise en place effective en Guyane puisque le "ticket d'entrée" est de 5 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel, montant que peu d'entreprises en Guyane réalisent (tous secteurs confondus).
Il est cependant envisagé que BPIfrance mandate une mission au début de l'année 2015 pour faire un état des lieux, notamment dans la filière bois, pour identifier les entreprises éligibles.
Il est vrai que l'on constate encore une fois que l'approche, non contestable au niveau national, de la BPI est ciblée vers les PME (entreprises allant jusqu'à 250 salariés).
Et quand on sait que l'économie privée guyanaise est constituée à plus de 90% de TPE employant moins de 10 salariés il est légitime d'avoir certaines interrogations et surtout d'attendre des réponses adaptées. TM
 

Guyane– 7ème édition du semi-marathon de Guyane

La ligue régionale d’athlétisme organise ce dimanche 14 décembre la 7ème édition du semi-marathon de Guyane. La course partira de l’aéroport Félix Eboué à 6h30 pour finir à Cayenne (place des palmistes) entre 7h30 et 8h00.
Connu à l’époque sous le nom de "Cayenne-Rochambeau" le semi-marathon est une course historique de l’athlétisme guyanais qui a plus de 37 ans d’âge. Chaque année elle rassemble de nombreux compétiteurs : "Nous attendons environ 300 participants. Nous acceptons les personnes à partir de 18 ans jusqu’à pas d’âge. On peut courir de façon individuelle ou en relais de 4 personnes, 5 km par coureur puis 1km100 que les relayeurs devront faire ensemble" explique Johann Lafontaine organisateur de l’évènement.
Cette compétition est réservée aux coureurs licenciés des catégories Juniors, Seniors, Vétéran et féminine ainsi qu’aux coureurs non licenciés en possession d’un certificat médical de non contre-indication à la pratique de la course à pied en compétition datant de moins d’un an.
Sur 21 km 100 en partant de Rochambeau les athlètes iront en direction de Cayenne en passant par l’échangeur de Matoury, la 2x2 voies, le rond-point de Géant Casino, la route de la Madeleine, Catayée, la rocade Félix Eboué, la rocade Zéphir, la route de Montabo, Chaton, l’avenue Pasteur, l’avenue Léopold Héder et la place des palmistes. Nouveauté cette année à l’arrivée, une initiation à l’athlétisme est prévue pour les enfants de 6 à 11 ans.
Différentes animations seront proposées : course à pied, saut ou encore lancer de balle. Pour plus d’informations contactez le 0694220151 ou rendez-vous sur le site : http://athle973.com CV
 

Education - "C'est quoi ce bel arc en ciel mon chéri ? Un travail en cours de dessin ? … Non c'est mon bulletin de notes !!!"

Chers parents il faudra, peut-être, vous y faire mais les notes à l'école sont sur la sellette au cours de la  conférence nationale sur l’évaluation des élèves qui, à l'issue de deux jours de travaux, remettra des recommandations à la ministre de l'éducation nationale.
AU début de ce mois le Conseil supérieur des programmes a proposé d'en finir avec les notes et depuis, le débat fait rage.
D'un côté les partisans de l'abrogation des notes qui vivent la situation actuelle comme d'un autre temps, frustrante pour l'enfant, injuste quant aux différences de notation en fonction des correcteurs et, point intéressant, donnant un avis global sur une copie mais pas sur les différentes compétences requises. Pour un devoir de français par exemple, l’élève n’a plus une seule note, mais plusieurs : en orthographe, il aura orange car ce n’est pas terrible, en syntaxe jaune car ce n’est pas trop mal, et vert pour les idées car c’est bien.
Pour les opposants de la réforme, la suppression des notes est surtout de la communication et n'apportera rien aux élèves.
Il faut dire, les plus anciens s'en souviennent, que dans les années 70 la France avait adopté le système américain avec une évaluation en lettres ABCDE qui, avec les + et les – a fini par ressembler tellement aux notes qu'on était revenu à l'ancien système.
Il reste à savoir si une nouvelle méthode de notation permettra d'éviter aux élèves de décrocher ou si nous sommes face à une "usine à gaz" dont le ministère de l'Education Nationale a le secret…
Et comme disait Coluche en parlant d'élèves dans un bus à la fin de l'apartheid en Afrique du Sud :"Ici il n'y a plus de blancs et de noirs, on est tous bleus ! Alors… Les bleus clairs devant et les bleus foncés derrière !!!" TM
 

Haïti – Un nouveau parlement pourra-t-il être élu le 15 janvier ?

La crise politique se poursuit en Haïti, en raison de la non-tenue d'élections depuis 3 ans. Le 9 décembre, une Commission de consultation mise sur pied par le président Michel Martelly, a recommandé la démission du Premier ministre, Laurent Lamothe. Cette crise intervient sur fond de manifestations contre le pouvoir alors que le mandat du Parlement doit s'achever dans un mois, le 15 janvier… La décision du président Martelly devrait être connue ce vendredi, lui qui avait déclaré une fois les recommandations connues (parmi lesquelles la libération des prisonniers politiques, la démission du Président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire et des membres du Conseil Électoral Provisoire), qu' "aucun sacrifice n’est trop grand pour sauver le pays."
 

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Chroniques RDI de Thierry Maquaire

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