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Deux journées de rencontres à Paramaribo pour les chambres consulaires de Guyane, du Suriname et de l’Amapa : « Circuler mieux pour développer durablement »

 

 

 

 

 

Le premier constat vient de la bouche même de Jean Paul Le Pelletier : « 2 ans d’attente pour se retrouver c’est long ! Si nous voulons que les choses avancent nous devons avoir cette rencontre chaque année. ».

En effet le maître mot prononcé par Henk Naarendorp, le président de KKF (Chambre de commerce) et repris par ses deux homologues de Guyane et du Brésil, a été « Hurry up ! », littéralement « Bougeons-nous ! ».

Si l’on voit bien que les chefs d’entreprise, ou plus simplement les citoyens, ont envie de voir avancer les dossiers, force est de constater que lorsqu’il s’agit d’entériner certaines décisions ce sont les Etats centraux qui prennent la main et lorsqu’il faut attendre une décision de Brazilia ou de Paris…

Mais là encore de nombreux dossiers en sont encore aux prémices même si les questions existent depuis des années notamment dans le transport des personnes de la Guyane vers le Suriname ou des marchandises d’un été à l’autre.

Si les infrastructures avancent « à leur rythme mais avancent avec le pont vers le Brésil, la route d’Albina terminée en fin d’année, ou l’arrivée du nouveau bac sur le maroni » selon les termes du président de la CCIG, il est nécessaire que les relations s’intensifient. Le temps manque pour les acteurs de terrain que sont les chefs d’entreprises mais la perception n’est pas la même vue du gouvernement. Pour mémoire la dernière rencontre officielle entre la France et le Suriname date de 3 ans et de 2 ans avec le Brésil…

Suriname, Brésil et Guyane française ont des organisations étatiques biens différentes mais des expériences à partager et des visions communes sur l’avenir. Que ce soit sur l’or (le Suriname sort de la voie de la répression par une stratégie d’intégration qui semble porter ses fruits), le pétrole ou la biodiversité il est indispensable de croiser les compétences de chacun et de travailler pour un développement commun cohérent.

La France, et donc la Guyane, est souvent vue comme celle qui doit payer mais là encore des réflexions peuvent naitre pour mutualiser des ressources financières permettant de travailler sur de grands projets structurants.

Mais là encore le temps semble manquer pour des Surinamais impatients face à des français trop encore dépendants d’une décision parisienne. Et bien évidemment le degré d’urgence d’une décision pour la Guyane vu de la capitale…

Pour résumer ces deux journées nous pourrions en conclure qu’il ne faut rien attendre de ce type de rencontre mais qu’elle reste cependant indispensable pour les relations qu’elle permet de nouer de façon formelle ou informelle. Nous devons comprendre que nos voisins se développent et que nous ne devons pas rester en bord de chemin à les regarder, nous ne devons rien attendre venu d’Europe où la crise s’est installée durablement mais plutôt nous interroger sur le fait que notre propre sortie de crise ne serait-elle pas dans l’évolution de nos rapports de proche voisinage ?

Thierry MAQUAIRE à Paramaribo pour Le Kotidien

 
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