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Guyane – Quand un député de la République propose de rouvrir le bagne…

Les propos tenus hier sur Sud-Radio par l'inénarrable Nicolas Dupont-Aignan sont-ils une manœuvre politique ou l'expression d'un homme qui oscille entre vulgarité et bêtise ? Il a en effet suggéré de "rouvrir Cayenne", pour éloigner les Français revenus du Jihad, des "fous furieux" qui méritent à ses yeux une "justice d'exception".

Inutile de dire que les réactions ont été unanimes. Les 4 parlementaires, les maires de Kourou et de Cayenne, le collectif Trop Violans… tous ont bien évidemment condamné ce dérapage d'un homme politique qui ne sait plus quoi faire pour exister.

Ce monsieur qui rêve tout haut d'un destin national (en oubliant un peu vite son score pathétique de 1,72% à la dernière élection présidentielle) en se prenant pour de Gaulle ou Kennedy voulait marquer les esprits. Eh bien c'est réussi !

Et peu importe qu'il précise que "Cayenne c'est une image", il aura encore une fois montré des limites intellectuelles en Histoire et géographie.

Oui Monsieur, la Guyane c'est une histoire que vous ne connaissez sans doute pas et c'est aussi la preuve que vous situez la Guyane "loin de tout".

Et quand vous osez dire "Je ne veux pas que ceux qui reviennent du djihad soit en libre circulation dans notre pays" vous oubliez simplement que la Guyane fait partie de votre pays, votre culture est donc aussi étriquée que vos idées.

Vous êtes l'exemple même de ce que la politique spectacle a de plus ridicule quand il s'agit de faire le buzz à tout prix. Au moins vous m'aurez permis de me rappeler d'une phrase de Michel Audiard (Les Tontons flingueurs-1963) : "Les cons ça ose tout… C'est même à ça qu'on les reconnaît…" TM

 

 

Guyane – Des grèves en pagailles

A la CAF depuis le début du mois, 60% des salariés sont en grève et demandent le paiement d'indemnités n'ayant pas été versées depuis une vingtaine d'années. Hier la structure annonçait que "les rendez-vous prévus [jeudi et vendredi] ne pourront pas être assurés". La raison : les négociations ne donnent rien entre la direction et l'intersyndicale, qui prévenait vouloir durcir le mouvement.

A la crèche Noah (Cayenne), où les 17 salariés poursuivent une grève débutée la semaine dernière, pour n'avoir pas perçu leurs salaires du mois d'octobre.

Et enfin, à la prison de Rémire Montjoly, où un mouvement de protestation [les gardiens de prison ne pouvant faire grève, ndlr] a "éclaté" hier matin. Les salariés grévistes dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail "déplorables" relayait Nadine COLIN, la secrétaire départementale du syndicat Force Ouvrière pour le centre pénitentiaire. "Le personnel subit une violence psychologique énorme de la part de la directrice des ressources humaines, l'obligeant à aller au travail à reculons" poursuivait Mme COLIN.

N'oublions pas que les élections professionnelles sont proches… ES

 

 

Ce matin, le CNES discute avec les entrepreneurs de Guyane

Ce matin, à l'initiative de la Chambre de Commerce et la Région, une matinée d'échanges se tiendra "autour de l'activité spatiale", entre le CNES et les entreprises guyanaises. Seront certainement abordées les questions de "l'avenir" du Centre Spatial, notamment depuis qu'Ariane 5 ME (la version qui devait venir avant Ariane 6) a été abandonnée par Arianespace (et l'ESA).

Bonne ou mauvaise nouvelle pour l'économie guyanaise ? Pour le moment, on ne saurait dire, mais 4 milliards d'euros (au total) devraient être injectés dans le projet Ariane 6, ce qui comprend la construction d'un nouveau pas de tir qui se situerait entre Kourou et Sinnamary, et qui devrait – en théorie - faire le "bonheur" de la filière BTP…

 

 

Guyane – Les jeunes en formation à la découverte des entreprises

La 4e édition de la Journée Nationale Des Jeunes (FNDJ) était organisée hier dans toute la France, et pour la première fois en Guyane. La JNDJ "fédère un ensemble d’initiatives, prises par des acteurs publics ou privés, pour que les jeunes, en particulier ceux de 14 à 20 ans, perçoivent mieux et de manière concrète leur avenir, en explorant tant le monde professionnel qui les entoure que leurs propres aspirations et compétences" peut-on lire sur le site officiel de l'événement.

En Guyane, Pôle Emploi, la Mission Locale et l'OPRF (Opérateur Public Régional de Formation professionnelle), en partenariat avec la CGPME, ont souhaité élargir cette initiative à "tous les jeunes de moins de trente ans, à la recherche d'un emploi ou d'une voie professionnelle", en leur proposant de visiter plusieurs entreprises guyanaises partenaires, et qui pourraient être amenées à embaucher dans le futur.

L'OPRF a permis à une  quarantaine de jeunes de 18 à 25 ans de faire la visite de la chaîne ATG, de l'atelier de Cuisine Soleil (agroalimentaire), de la Brasserie guyanaise (Jeune Gueule), de Laya Boucanage, C2I Guyane (informatique), Guyamazone Group (collecte de déchets et nettoyage industriel), de la SARL 3G2M (transports) à Kourou, ou encore de la SOLAM (agroalimentaire) à Macouria. Les visites se sont achevées par un déjeuner entre jeunes et chefs d'entreprises.

 

Petit tour par Cuisine Soleil

Le Kotidien a suivi la visite de l'atelier de Cuisine Soleil, une entreprise créée en 2007 au port du Larivot, qui emploie aujourd'hui 5 personnes (la famille MORMONT, père, mère et fils, et deux autres personnes), et qui a l'ambition de créer une quinzaine d'emplois d'ici 2016. La société prépare du poisson cuisiné, salé, fumé, qui est ensuite emballé et vendu dans les grandes surfaces de Guyane.

Après avoir fait quelques "tests" à l'export, notamment "vers les Antilles, mais aussi jusqu'à la Réunion", nous apprenait Mme MORMONT, Cuisine Soleil voit son avenir en grand, et n'a pas hésité à essayer d'intéresser les jeunes aux possibilités d'emploi dans cette filière.

Moins convaincus par "l'attrait de la filière" – en raison de l'odeur du poisson nous glisse avec humour une étudiante, "on préfère le manger" – les visiteurs ont cependant témoigné leur intérêt pour ces visites "dans le monde de l'entreprise", et ont pu déguster les produits préparés par Cuisine Soleil.

Parmi cette dizaine de jeunes, des demandeurs d'emploi (diplômés ou non), des étudiants en formation à l'OPRF, et même de futurs créateurs d'entreprise, comme Claudia, 23 ans, qui compte ouvrir sa boulangerie-pâtisserie une fois les fonds réunis. Pour le moment, elle cherche un emploi, bardée d'un BTS et d'une licence en gestion et comptabilité, et elle ne trouve pas. "C'était très intéressant" commentait Elodie, une étudiante de l'OPRF, "ça nous permet de connaître comment ça se passe, quels sont les processus qui permettent de préparer ces produits, où comme ce matin, pour faire 'tourner' une chaîne de télévision" [chez ATG, ndlr].

Denis CIMIA, Directeur du pôle Missions Associées à l'OPRF, assurait "faire en sorte que tous ces jeunes qui sont en fin de formation, arrivent à intégrer le tissu économique local". D'où l'importance d'être en lien permanent avec les entreprises, notamment "pour savoir sur le territoire, par rapport au besoin d'emploi, par rapport aux secteurs porteurs, quelles sont les formations qu'il faut mettre en place."

"Nous orientons les personnes qui cherchent un emploi ou veulent se réorienter, vers une formation qui réponde à un besoin réel, à un emploi qui existe" poursuivait M CIMIA.

Cette première édition de la FNDJ était l'occasion pour l'OPRF de présenter ses actions pour "créer ce lien fort entre les entreprises et le vivier des jeunes guyanais". ES

 

 

La photo Sciences et Santé (22)

Lise M. – Pharmacien, Docteur en microbiologie, Responsable du CNR Paludisme, région Antilles-Guyane "Je m’assure que les traitements que l’on utilise contre le paludisme soient efficaces."

Retrouvez cette photo et d’autres dans l’exposition photographique grand format sur les grilles de l’institut Pasteur !

Crédit photo : Imazone

 

Etats-Unis – Amnistie pour 5 millions d'immigrés clandestins

Déterminé à se passer du Congrès dont il dénonce l'inaction, le président américain Barack Obama devait offrir jeudi soir une régularisation provisoire à quelque cinq millions de clandestins, sur un total de 11 millions vivant aux États-Unis sous la menace d'une expulsion.

Depuis les régularisations massives de 1986, sous Ronald Reagan, toutes les tentatives de réforme du système d'immigration ont échoué. Estimant avoir fait preuve d'une "patience extraordinaire" avec le Congrès, M. Obama a averti depuis plusieurs semaines qu'il agirait seul pour répondre aux insuffisances d'un "système qui ne fonctionne plus".

L'offensive est risquée pour Barack Obama, tant sur le plan politique que juridique. Le président fait, en effet, volte-face par rapport à ses positions passées. Il a toujours refusé de régulariser des clandestins, jugeant que la mesure devait être forcément votée par le Parlement. "Le problème est que je suis le président des Etats-Unis, pas l'empereur des Etats-Unis. Mon métier est de faire appliquer les lois qui sont votées ", défendait-il en février 2013.

 

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