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Editorial souriant sur l'actu, un défi de plus à relever !

Si, si, je vous assure, que j'étais bien décidé ce matin pour essayer de mettre un peu de légèreté dans ma prose comme une légère crème fouettée sur le dessus d'un capuccino, la petite touche de douceur pour faire glisser la force du café…

Me voici donc à la recherche d'infos dignes d'un proche départ en vacances avec juste ce qu'il faut de crème à bronzer avec un petit air de podium en communes.

 

En Guyane ? Chikungunya, corps calciné dans une voiture, le vrai faux jugement de l'ancienne future chaîne (publique ou privée ?) de notre bonne vieille télé locale… Hum… pas de quoi se réjouir…

 

Actualité Nationale ? Emeutes à Barbès et à Sarcelles, la nouvelle Région Picardie-Nord-Pas de Calais aux mains du FN ? L'agression à l'arme blanche de rugbymen ? Pas terrible…

 

L'international ? Guerre Israël-Palestine avec plus de 600 personnes tuées, les 300 victimes du vol MH17 et le conflit Ukraine-Russie, bien anxiogène comme il faut…

J'ai bien essayé de sourire aux propos de notre bon Président sur les rumeurs de mariage (selon une prédiction de l'astrologue Elizabeth Teissier, oui, sans rire !) mais franchement… Le même qui reçoit le nouveau roi d'Espagne histoire de faire dans le people, bof, le cœur n'y est pas non plus !

Il est grand temps de tenter une expérience inédite et accessible à (presque) tous : Se couper de toute actualité pendant quelques jours.

Qui a dit "facile" ? C'est une expérience qui nécessite presque autant de volonté que d'arrêter de fumer ou de jouer à Candy Crush sur son mobile dès qu'on a une minute dans les toilettes ou en attendant l'ascenseur.

Oui, se couper de l'actualité et admettre de ne pas être au courant !

Oui, être un ignare, celui qui n'aura pas eu le résultat de l'étape du jour du Tour de France ou de Guyane, celui qui n'aura pas eu la dernière déclaration du premier ministre avant son départ en vacances annonçant que la rentrée serait difficile et que les français blablabla, ou encore celui qui n'aura pas entendu les rumeurs sur Poutine et sa folie expansionniste, le Qatar et les islamistes, ou, toujours pire, celui qui n'aura pas vu Georges Clooney prendre une glace à Saint Trop'…

Eh oui, sans ces infos qui sont oubliées aussitôt consommées ou qui nous angoissent sans qu'elles nous concernent directement.

Mais, me diras-tu avec fort "à propos", ô lecteur attentionné que tu es, "le Kotidien se la joue un peu facile en refusant l'actu au moment des vacances, et vous, elle ne vous fait pas vivre l'actu ?".

Quel sens de la question cher lecteur, je comprends mieux pourquoi tu lis le K chaque matin…

Eh bien oui, nous aussi faisons une trêve, comme chaque année nous nous effaçons pendant 5 semaines pour reprendre des forces et maintenir ce recul nécessaire vis-à-vis du monde qui nous entoure.

Nous nous éloignons sans être bien loin et conscients que dans un mois nous aurons toujours autant de matière qui ressemblera étrangement à celle que nous avions laissé.

Les orpailleurs et pêcheurs illégaux seront toujours là, l'Etat n'aura toujours pas plus d'argent, l'assemblée unique n'aura pas avancé d'un pouce, les files d'attente à La Poste ou à la CAF n'auront pas diminué, les ministres viendront toujours en balade et nous poserons toujours autant de questions sans pour autant avoir de réponses.

Mais cette actualité c'est aussi celle qui nous relie, qui attise nos réflexions et nous aider à mieux comprendre (ou pas) un monde qui ne s'arrêtera pas de tourner pour la simple raison que nous aurons fait une petite pause.

Et puis, promis, dès le 1er septembre les Birds seront de retour… TM

 

Geneviève Fioraso "de passage" en Guyane pour voir partir le dernier ATV… et ?

La secrétaire d'Etat à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche doit arriver en Guyane ce dimanche, officiellement pour venir assister mardi soir au tir d'Ariane 5 (avec à son bord le 5e et dernier ATV à destination de l'ISS), mais très probablement aussi pour faire le point sur l'Université de la Guyane, et – qui sait – présenter la dernière mouture du décret de création de l'UG (ou UdG, comme vous le souhaitez).

Il y a dix jours, Mme Fioraso avait présenté avec Benoit Hamon "l'ordonnance modificative" (qui réorganisera l'Université des Antilles) et le décret en Conseil des ministres, alors qu'une semaine plus tôt, le 10 juillet pour être précis, l'administratrice provisoire Anne Corval cédait sa place à Richard Laganier, qui sera nommé "Président de l'Université de Guyane" (voir notre article) une fois le décret publié.

Il est donc fort probable que la secrétaire d'Etat profite de son lundi pour "inaugurer" quasi-officiellement la nouvelle Université de Guyane devant le corps professoral, administratif et bien sûr les étudiants. Ces derniers fêtaient hier sur le campus la fin de l'année universitaire, mais également la future U(d)G qui devrait donc être actée à la rentrée prochaine. "Cette université sera l’occasion d’obtenir des formations adaptées  aux enjeux, aux particularités du territoire et d’offrir de nouvelle perspective à la jeunesse guyanaise" estimaient dans un communiqué les acteurs de la mobilisation qui a permis d'en arriver là.

Pour aller où ? Réponse dans les années qui viennent ! Mais toujours selon les syndicats et représentants étudiants, la création de l'Université de Guyane "est une nouvelle étape vers l’excellence territoriale." En attendant, aux Antilles, les deux pôles poursuivent leurs luttes de pouvoirs, parfois au détriment des étudiants… ES

 

Guyane – 61 nouvelles chambres deux étoiles à Cabassou

Demain matin sera posée la première pierre du Guyane Hotel, un "nouvel" établissement de 61 chambres qui va être construit route du Tigre à Cabassou (Cayenne), sur le site de l'ancien hôtel Ajoupa "vétuste et insalubre" d'après la SARL Zéphir Loisirs, qui va y faire bâtir un nouveau bâtiment sur trois étages, avec un restaurant, et deux salles de réunion afin d'offrir "un confort élevé à la clientèle" (2 étoiles).

D'un budget de 4,8 millions d'euros (dont 800.000 euros de subventions versées par la collectivité régionale), ce projet a pour objectif de "contribuer à résorber le déficit actuel de l'offre hôtelière" dans cette gamme, et à proximité de Cayenne. Selon les repreneurs, "20 emplois directs" seraient créés "dès l'ouverture de l'établissement". ES

 

Guyane – Le SAVA cherche à motiver les associations !

"Plus qu'un mois pour décoller", voilà ce que rappelle le Service d'Appui à la Vie Associative de l'APROSEP. En effet, après la réussite de la première édition du concours "Fais décoller ton projet" l'année dernière, qui avait permis de faire gagner 10 billets d'avion pour réaliser des projets associatifs, "réalistes, innovants, sociaux et fédérateurs", le SAVA remet en jeu les mêmes prix, cette année.

Malheureusement, les candidats ne se bousculent pas à la porte du concours, alors que la date butoir pour déposer leur dossier a été fixée au 31 août. Le projet présenté devra avoir lieu entre septembre 2014 et juin 2015, et les associations doivent uniquement être adhérentes à l’Aprosep, et le Sava peut les aider dans leur dossier : tout pour faire décoller !

C’est le moment de participer !!!

0594 30 21 36 Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser.

 

Basket – Kevin Séraphin n'ira pas disputer la Coupe du Monde

C'est un forfait de plus à déplorer au poste de pivot pour l’équipe de France de basket en vue de la Coupe du monde en Espagne (30 août - 14 septembre). Après Joakim Noah, Johan Petro, Ronny Turiaf et Alexis Ajinça, le guyanais Kevin Séraphin, l’intérieur des Washington  Wizards doit renoncer. A 24 ans (37 sélections, 249 points) il ne s'est pas remis de son arthroscopie du genou et la franchise de la capitale américaine ne l’a pas autorisé à rejoindre les Bleus, qui ont débuté leur préparation lundi… L’an passé, Séraphin avait déjà déclaré forfait, pour l’Euro, car il souhaitait travailler à fond avec son club pendant l’été. Rudy Gobert est le seul pivot actuellement disponible pour le remplacer.

 

Guyane – BTP : "Entre 1.000 et 1.200 personnes vont se retrouver au chômage en septembre"

Voilà ce qu'a quasiment certifié Olivier Mantez, Président de la FRBTP, qui donnait hier matin une conférence de presse pour expliquer la situation "inacceptable" dans laquelle se retrouve la filière BTP, après 5 années de montée en puissance. "En 2012, nous avons atteint le très bon chiffre de 1.236 démarrages de logements sociaux. Ce chiffre a baissé à 800 en 2013, et nous nous attendons à 600 démarrages de travaux de logements sociaux en 2014" a assuré M Mantez. "Nous allons retomber en 2 ans, au même niveau qu'il y a 5 ans !" a-t-il ajouté inquiet.

 

Seules 38% des opérations prévues ont été financées…

C'est le chiffre "historiquement bas" qui inquiète la FRBTP. Pourtant, "en Guyane, il y a l'argent pour construire, la LBU est suffisante [Ligne Budgétaire Unique, l'outil de financement du logement social en outre-mer, dont le montant avait été doublée pour 2013-2014, ndlr]. Nous faisons face à un problème de compétence (…) et à une superposition de règles qui s'entassent année après année" regrette Olivier Mantez. Le vice-Président de la Fédération, Didier Magnan, a lui des mots un peu plus vifs : "nous avons en face de nous des gens irresponsables qui ne prennent pas la mesure de la situation !" vitupère-t-il contre les services de l'Etat et des collectivités, ajoutant : "très clairement, il y a des problèmes d'efficacité".

 

"10.000 personnes travaillent dans le BTP"

Si quasiment la moitié de ce chiffre est représenté par des salariés temporaires (intérims, CDD, CDC), il est vrai que la filière BTP représente 8% des effectifs salariés en Guyane, d'après les chiffres de l'IEDOM. En outre, la filière est composée par une majorité de très petites entreprises, des artisans pour la plupart. "Les petits artisans vont mourir en silence" professe M Mantez.

Si les entreprises du BTP se sont "calibrées pour répondre à une demande, à un défi lancé il y a trois ans [construire 1.800 logements sociaux par an, ndlr]", la FRBTP y voit désormais un "double effet pervers" puisqu'il a attiré un grand nombre d'entreprises antillaises et métropolitaines, posant ainsi des contraintes concurrentielles aux entrepreneurs guyanais.

 

Le logement social signerait "l'arrêt de mort du BTP"

Pour Didier Magnan, si les logements sociaux venaient à représenter 90% de la commande publique comme l'a laissé entendre l'Etat, "c'est l'arrêt de mort du BTP". "Nous avons besoin de 30 à 40% de demandes d'infrastructures" commente Olivier Mantez, or pour lui, "il y a un disfonctionnement entre le discours politique et la réalité de la Guyane". "On nous parle de constructions d'écoles, mais aujourd'hui, seuls 1 ou 2 appels d'offres ont été lancés pour construire des écoles en Guyane" poursuit-il…

Et concernant les grands ensembles de logements – comme la ZAC St-Maurice à St-Laurent par exemple – ceux-ci "n'avancent pas (…) un certain nombre de choses sont bloquées par des problèmes administratifs". La semaine dernière, la construction de 234 logements a été annulée par la Siguy à St-Laurent, parce que "la Senog n'a pas de terrain", nous confiait un entrepreneur qui a dû licencier 12 personnes, à qui il avait pourtant déjà trouvé un lieu de vie sur place pour le temps du chantier…

Par-dessus le marché, le "report" de la construction du pas de tir d'Ariane 6 fait beaucoup de mal à la filière : "les appels d'offres de terrassement pour Ariane 6 ont été tout simplement annulés" regrette Olivier Mantez. "La Guyane va devoir changer de mode de fonctionnement" commente-t-il, "nous ne sommes plus un petit pays de 90.000 personnes comme il y a 30 ans, il va falloir être plus réactifs, (…) et mesurer la portée de ce ralentissement et des conséquences qui vont en découler"…

 

Endettement, turn-over, affaires…

L'Etat financier des entreprises immobilières inquiète la FRBTP. Si aujourd'hui, les entreprises du BTP sont "prêtes à lancer les chantiers", elles se retrouvent confrontées à des retards de paiement "permanents", à des projets "mal pensés", et au fort turn-over parmi les agents administratifs des services de l'Etat. Pis, les affaires qui entourent chaque ancien directeur d'entreprise immobilière, ou les situations financières de certaines communes n'arrangent en rien la confiance de la filière BTP. "Ces investissements sont pourtant validés par l'Etat" s'étonne M Mantez. Matoury, Kourou, Siguy, Senog… des situations particulières qui "pèsent sur nos entreprises" continue-t-il.

 

Les étudiants pénalisés

La filière BTP représentait en théorie 24% des promesses d'embauche cette année. De nombreux étudiants comptent sur les entreprises du secteur pour effectuer leurs stages obligatoires. "Nous souhaiterions qu'il y ait des jeunes, mais nous n'avons pas de chantiers !" s'exclame M Mantez, qui avait pourtant promis que le BTP s'attacherait à favoriser la formation et l'embauche des jeunes. "Cette situation est invraisemblable ! C'est une véritable catastrophe ! Il ne pourra pas y avoir de création d'emplois dans l'ouest guyanais ! Nous ne sommes pas responsables ! Que fait l'Etat ?" se demande M Magnan…

 

Quoi qu'il en soit, la FRBTP, qui a assuré "avoir le soutien des syndicats", organisera des réunions avec l'Etat, les collectivités, les SEM… pour trouver des solutions. "Si tout le monde s'y met dans le bon sens, on peut s'en sortir" tempère enfin le président de la Fédération, "tout ce qu'on veut c'est d'avoir du travail, et être payés à l'heure" ! Il a d'ores et déjà assuré que d'ici "septembre ou octobre, si rien ne se passe, il y aura des licenciements, et une réaction très ferme pour défendre notre profession"… Le pavé est lancé. ES

 

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