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Guyane - Pas de 3ème tour à Saint-Laurent ni à Matoury

Les électeurs de Matoury et de Saint-Laurent ne retournerons pas aux urnes pour les municipales. Le tribunal administratif a rendu son jugement hier matin concernant deux recours. A Saint-Laurent, Robert VIVIES demandait l'annulation des élections car il n'avait pas pu présenter de liste, l'un de ses colistiers figurait déjà sur celle de Léon BERTRAND, et le maire avait déposé sa liste avant lui. Sa requête a été rejetée.

A Matoury, le maire déchu, Jean Pierre ROUMILLAC demandait aussi l'annulation du scrutin. Il avait déposé un recours, entre autre, pour vice de forme de Gabriel SERVILLE, lors du second tour. La liste officielle déposée en préfecture ne correspondait pas aux bulletins de vote. Le tribunal a suivi les réquisitions du rapporteur public. Le scrutin n'est pas annulé en revanche l’élection de Sabrina HIGHT en qualité de conseillère communautaire à la CACL est annulée au profit de Marie-Anne MICHEL ROBINSON.

Jean Pierre ROUMILLAC prend acte de la décision du tribunal mais n'a pas dit son dernier mot. "Moi j'ai respecté le code électoral de l'autre côté ça n'a pas été le cas. Le tribunal me donne en fait raison puisqu'il corrige lui-même le bulletin. Les électeurs se sont prononcés sur un bulletin non conforme au code électoral". Il compte faire appel de la décision devant le conseil d'Etat. "Le tribunal a clairement accepté l'idée qu'il ne s'agissait que d'une erreur matérielle et non d'une manœuvre pour tromper les électeurs", commente Gabriel SERVILLE.

Jean Pierre ROUMILLAC a aussi accusé le nouveau maire d'avoir acheté des voix. Le tribunal a rejeté ce grief. Pour autant, le maire de Matoury ne le digère pas et il a porté plainte. "La partie adverse a évoqué des manœuvres sur la base de faux témoignages qui sont des actes pénalement répréhensibles". Cette affaire sera jugée devant le TGI en septembre 2015. NM

 

 

Des Roms hébergés en métropole, des squatteurs délogés à Cayenne

Le tribunal administratif de Montpellier a ordonné mercredi à l'Etat et à la ville de Montpellier de trouver unlogement décent d'urgence "dès la nuit de mercredi" pour une vingtaine de Roms, dont les caravanes avaient été détruites lors des intempéries des 6 et 7 octobre. 

Le jugement précise que les familles de Roms devront être accueillies dans des logements d'urgence "en l'attente de leur fournir un logement pérenne comme l'oblige loi sur le droit à l'hébergement d'urgence", selon l'avocate de la Ligue des Droits de l'Hommes.

Hier en Guyane, opération inverse, puisque la préfecture a réalisé une nouvelle expulsion de 4 familles (15 adultes et 10 enfants), qui occupaient une maison appartenant à l'Etat, "une bâtisse contiguë aux locaux de l'IRD" à Cayenne. Les effets personnels des occupants ont été placés dans un garde meubles, tandis que la maison a été détruite, le terrain devant permettre à l'IRD de construire "une extension au bâtiment abritant les collections de l'herbier de Guyane".

Le Préfet Eric SPITZ "a tenu à assurer la population de sa détermination à faire appliquer les décisions de justice en matière d'habitat illicite, tant sur le domaine public que (…) privé", et a annoncé que d'autres opérations de ce type auraient lieu "dans le respect de la dignité humaine et de la réglementation".

Cette fois-ci, si la procédure a été "dûment notifiée aux occupants par un huissier de justice", il n'était pas question d'une contrepartie financière comme le 14 octobre dernier à Chaton. A ce propos, la presse guyanaise (dont Le Kotidien) est toujours sans réponse des autorités étatiques et municipales concernant ce que le MDES a qualifié hier par communiqué de "forte présomption de délit d’initié ou/et d’abus de biens sociaux." ES

 

Guyane – Canal+ et Digicel font front contre leurs concurrents

Oleg BACCOVICH, Directeur général de Canal+ Caraïbes et Sébastien AUBÉ, Directeur marketing Antilles-Guyane de Digicel, ont lancé hier aux Antilles et en Guyane "deux nouvelles offres vraiment innovantes" : Canal+ Mobile et La Box by Digicel. Grâce à leurs infrastructures respectives, les deux groupes vont profiter mutuellement du réseau mobile "très moderne" de l'un, et des infrastructures CanalBox de l'autre.

En effet, Canal+ Overseas est devenu en février 2014 l'actionnaire majoritaire de Mediaserv, l'entreprise du groupe Loret, et a lancé dans la foulée (en avril) sa CanalBox, récupérant ainsi la clientèle et les infrastructures de Mediaserv (en Martinique, en Guyane et à la Réunion). Aujourd'hui, sur l'ensemble des DOM, CanalBox compte "plus de 100.000 abonnés" expliquait M BACCOVICH.

Le rapprochement des deux entreprises s'explique également par leur répartition géographique sur l'ensemble du globe (Caraïbe, Afrique, océan Indien et Pacifique, mais aussi Asie pour Canal+ Overseas). Digicel compte près de 13 millions de clients à travers le monde, dans 31 pays.

 

Une box et un forfait "de plus"

Si vous ne vous y retrouviez pas dans les offres internet, fixe et mobile, il va sans dire que ces deux nouveautés ne vont pas vous aider à vous y retrouver… Mais d'après leurs représentants, chacune a ses atouts. Elles sont d'ailleurs à découvrir dans les boutiques des deux groupes depuis hier, pour le grand public, les professionnels seront concernés "l'année prochaine"

Ainsi, pour La Box by Digicel, Sébastien AUBÉ a insisté sur la possibilité d'appeler depuis un fixe vers les téléphones mobiles ou fixes locaux (Martinique, Guyane, Guadeloupe et îles du nord) en "total illimité"(ce qu'il oppose aux offres limitées de ses concurrents), et sur les appels illimités vers les téléphones fixes de 43 destinations internationales.

Du côté d'internet "jusqu'à 20 méga", il ne faudra pas compter sur de grandes nouveautés, si ce n'est "une plus grande facilité à se connecter en WiFi" grâce à un simple bouton à presser. Le tout pour moins de 40 euros mensuels, avec en plus la location de la box, à hauteur de 3 euros par mois.

Le forfait Canal+ Mobile se tourne plutôt vers les inconditionnels de la télé, puisqu'en dehors d'une offre "standard" d'appels et SMS illimités vers les DOM et la métropole, et d'un forfait internet mobile "illimité" (de 2Go), la force du forfait est de proposer un accès illimité à MyCanal, une application (Android et iOS pour le moment, Windows Phone "d'ici la fin de l'année") permettant de regarder la dizaine de chaînes proposées, depuis n'importe où (dans les DOM), sans utiliser le forfait de 2Go d'internet. 10 chaînes (dont Canal+ intégré à ce forfait) sont déjà comprises dans le forfait, et 10 autres devraient être intégrées avant 2015, dont Guyane 1ère et ATG.

Ce forfait sans engagement est à partir de 60 euros par mois, et "quatre à cinq smartphones seront proposés, du premier prix à l'iPhone 6" a assuré M BACCOVICH. "Ce forfait ne sera pas utile à tout le monde, c'est certain, mais la 'data' prend une telle ampleur dans la vie quotidienne, qu'il était impossible de ne pas proposer cette offre" a-t-il poursuivi. "D'autres services connectés" verront le jour par la suite…

 

Alors comme ça Digicel se met au fixe, et Canal+ au mobile ?

C'est en quelque sorte ce que ce partenariat va permettre aux deux compagnies, qui "associent [leurs] forces pour faire face à un concurrent commun", à savoir Orange, qui propose depuis longtemps tous ces services (télé + internet, téléphone fixe et mobile). Du côté de Digicel, on a souhaité "proposer des offres simples et généreuses", tandis que chez Canal+ Caraïbes, on a "la volonté d'essayer d'élargir les offres qui sont les nôtres".

En pratique, les deux entreprises seront "à la fois partenaires et concurrentes" puisque Digicel va venir concurrencer la CanalBox, et Canal+ Caraïbes le marché du mobile, mais en utilisant leurs infrastructures respectives. S'ils jugent que leurs infrastructures sont "de dernière génération" – il paraîtrait que la qualité de l'internet mobile est meilleure dans les DOM qu'en métropole – les deux entreprises ont toutefois assuré qu'elles avaient "fortement investi dans les capacités de bande passante" et sur la couverture du territoire (guyanais en particulier). "Le débit n'est pas encore au top en Guyane" a reconnu le désormais patron de Mediaserv, mais "nous avons réalisé un travail colossal en quelques mois, et ce n'est pas fini, notre plan d'investissements a été programmé sur 5 ans".

Espérons que les clients de CanalBox ou désormais de Digicel ne pâtissent pas des soucis récurrents de réseau, la Guyane étant "en bout du câble" Americas II… Et pour ce qui est de la couverture du territoire – intérieur – de la Guyane, Canal+ a "l'obligation de mieux couvrir les zones urbaines dans un premier temps". En revanche, Digicel, qui attend d'obtenir la licence pour la 4G (LTE) délivrée par l'Arcep (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes) – pour la mi-2015 – a dans ses cartons plusieurs projets de développement de la couverture mobile sur l'intérieur… ES

 

 

Un moment de poésie offert par une lectrice « Une rencontre avec la Lune »

Avez-vous déjà pris le temps d’admirer un lever de Lune un soir ou cette dernière est pleine ?

Pour la première fois, j’ai admiré depuis le fleuve du Montsinéry un lever de pleine Lune. Un moment magique, inoubliable et même perturbent. J’ai découvert à quel point la Lune redonnait naissance aux couleurs de la nuit.

Ce mercredi d’Octobre à l’heure où le jour laisse place à la nuit, s’élevait au loin une légère lumière orangée, c’était elle, la Lune. En moins de trois minutes celle-ci a fait son entière apparition. A peine croyable et c’est pourtant un phénomène naturel, ce satellite qu’on nomme la « Lune » a bondi au travers des arbres de la forêt amazonienne en peu de temps pour ne former qu’un rond de feu.

Cet instant fut encore plus émouvant quand la Lune s’est reflétée à la fois dans le fleuve et dans le nuage vers lequel elle se dirigeait. Dans l’eau du fleuve aux couleurs noires de la nuit se reflétait un long trait de couleur orangé qui avait pris vie et dont les vagues formaient le courant de la nuit. Tandis que plus haut dans la transparence du nuage, se reflétait une couleur bordeaux à peine visible mais pourtant bien présente.

Cette nuit-là, la Lune fut d’un dégradé de jaune inédit, un jaune aux multiples facettes, celle-ci éclairait le fleuve d’une lumière sereine et offrait aux oiseaux la possibilité de chanter comme au petit matin.

 

Plein ké ti bo sé mounian,

GuyaMel

 

De l'amour, du sang, des chats et Pôle Emploi…

Hémoglobine et bonne conscience est le dernier roman en date de Nicolas HIBON dont la particularité est d'être exclusivement disponible en format numérique.

Il est difficile de classer cet auteur qui se définit lui-même comme un "autodidacte de l'écriture" et un "épicurien convaincu".  Nicolas HIBON est un sale gosse de 50 ans bien décidé à nous embarquer dans ses histoires.

Et celle de Josiane mélange à merveille la vision du monde de l'auteur et les deux éléments du titre avec de l'hémoglobine et surtout plein de bonne conscience un peu trouble.

Si l'écriture est une thérapie, nul doute que Nicolas HIBON s'en soit donné ici à cœur joie en transgressant toutes les lignes de la bonne conduite sans jamais se départir de son grand cœur et en laissant aller son imagination au-delà des frontières de la bonne conscience.

Ce livre est aussi une vision de cette part d'ombre qui existe en chacun de nous et qui, pour certains, n'est pas un clair-obscur mais bien une noirceur froide et profonde qui apparait sous les fissures de la vie.

Pour vous y plonger avec l'auteur, allumez votre ordinateur, faites-vous un lait chaud avec du miel (de la Miellerie de Macouria qui est l'autre activité de Nicolas HIBON) et laissez-vous porter par un thriller à la française qui fleure bon le croisant chaud et le sang frais… TM

ÉLP Éditeur est une maison d’édition 100% numérique qui publie douze ouvrages par année. Pour en savoir davantage sur nos auteurs, et pour lire de nombreux extraits de leurs ouvrages, n’hésitez pas à visiter leur site Web : www.elpediteur.com

 

Nicolas Hibon a publié 4 romans chez ELP

Quatre-vingts printemps, 2011

Le chasse-temps, 2012

Amigolo, chaman des abeilles, 2012

Chambertin et Cupidon, 2013

 

Guyane – La Région récupère l'attribution des permis off-shore

Il aura fallu "plus de 14 ans" de lutte pour que la Région fasse valoir ses compétences en termes d'attribution des permis d'exploration et d'exploitation des ressources minières off-shore, jusque-là dans les mains du Préfet. En effet, l'article 48 de la loi du 13 décembre 2000 d'orientation pour l'outre-mer, prévoyait le "transfert aux régions ultramarines de la compétence de délivrance des titres miniers en mer" mais aucun décret d'application n'avait été pris depuis. Le Conseil d'Etat a tranché mardi en demandant au Parlement de mettre en place ce décret dans les 6 mois.

Rodolphe ALEXANDRE, a fait part de sa joie au micro de Guyane 1ère hier, en assurant "donner cette victoire à tous les guyanais", après un combat qui aura demandé "beaucoup d'insistance et de pertinence (…) pour faire valoir nos droits." La députée Chantal BERTHELOT a elle aussi "salué la décision du Conseil d'Etat" qui va "permettre aux régions d'Outre-mer de prendre un part active dans la gestion de leurs richesses minières".

Déjà, le Président de la collectivité Régionale a évoqué la possibilité de faire payer "un droit d'entrée" aux compagnies pétrolières souhaitant réaliser des campagnes d'exploration, tandis qu'il faudra "ouvrir le débat avec les écologistes pour savoir comment on fait, et qu'est-ce que l'on fait". Même s'il a répété qu'il fallait "rester modestes et humbles", M ALEXANDRE a d'ores et déjà annoncé que sa collectivité allait "porter un deuxième regard sur les mines aurifères on-shore", imaginant la mise en place d'une "direction des mines, qui puisse permettre d'avoir des cadres, d'instruire les dossiers, (…) et de réfléchir aux retombées économiques". La réforme du Code Minier, annoncée initialement pour septembre 2014, intéresse également la Région, et se fait attendre, tant par les opérateurs miniers que par les collectivités…

Pour Mme BERTHELOT, la délivrance des titres miniers aux Régions est "d'un outil pertinent leur permettant de mieux maîtriser leurs ressources afin de pouvoir mener à bien leurs politiques en matière d'aménagement et de développement du territoire". M ALEXANDRE a quant à lui conclu son intervention radiophonique en affirmant qu'un "vrai débat est en train de s'ouvrir (…) nous sommes en train de bâtir un pays". ES

 

 

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Chroniques RDI de Thierry Maquaire

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