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Vœux de la Région, toute la Guyane était de sortie…

Quelle semaine ! Avant l'apothéose des vœux ce soir avec la réception du Préfet, près de 500 personnes se pressaient mercredi soir pour les vœux de Rodolphe Alexandre et de la Région Guyane qui étaient particulièrement attendus à quelques mois de l'élection pour la Collectivité Territoriale de Guyane.

Que retenir de ce discours ? Rien de surprenant et c'est plutôt normal dans ce genre d'évènement qui est une tradition avant d'être un véritable acte politique.

Les propos de Rodolphe Alexandre se sont voulus rassembleurs, "métissage ethnique et culturel… Un seul territoire, une seule population… Aller ensemble toutes tendances confondues…"

Personne n'a été oublié, du Préfet aux élus (maires, parlementaires, conseillers régionaux…) en passant par les socio-professionnels, tous sont concernés par l'évolution territoriale et nombreux sont ceux qui se posent des questions sur l'organisation de la nouvelle collectivité dès l'an prochain.

Le Président de Région est également revenu sur le marché Antillo-Guyanais en rappelant que plusieurs visio-conférences avec les élus des Antilles n'ont permis aucune avancée. Son propos, "je n'ai pas aimé les propos de mon ami Victorin Lurel", a eu le mérite d'être clair en rappelant "l'exceptionnelle attitude des chefs d'entreprises sur le sujet de l'octroi de mer" [voir notre édition de lundi, ndlr].

On peut espérer que sa volonté d'aller de l'avant, "nous avons un potentiel extraordinaire même si quelquefois la Guyane a tendance à se refermer sur elle-même", se concrétise dans les mois à venir. Cette dernière intervention faisait référence à la place de la Guyane dans son environnement géographique et notamment l'entrée dans le CARICOM qui peut "offrir de grandes opportunités". Après le temps des vœux viendra celui des réalités. A suivre… TM


 

Guyane - Un maire confirmé et trois comptes de campagne rejetés

Il n'y aura pas une troisième élection municipale à Camopi. Hier le tribunal administratif a rejeté la demande en annulation du scrutin du 16 novembre formulée par René Monnerville. La liste de Joseph Chanel avait remporté lors de ces secondes élections municipales 52% des suffrages.

Candidat malheureux, l'ancien maire, René Monnerville soutenait que des conditions météorologiques exceptionnelles avaient empêché plus du tiers des électeurs de se déplacer aux urnes. Il faisait aussi valoir que le bureau de vote ne comportait qu'un seul isoloir et dénonçait des formes de pressions exercées par des proches de Joseph Chanel sur les votants. Ces arguments n'ont pas été retenus par la juridiction. 

Toujours à propos des municipales, trois candidats ont vu leurs comptes de campagne rejetés par le tribunal administratif hier.  Il s'agit de Juliana Rimane candidate à la mairie de Kourou, Thierry Louis à Macouria et Tobie Balla à Maripasoula. Thierry Louis et Tobie Bala ont même été rendu inéligibles respectivement pour une durée de un et deux ans "à compter de la date à laquelle le présent jugement sera devenu définitif". Ils ont encore la possibilité de faire appel de ce jugement. NM

 

 

Guyane - FN vs Walwari : l'audience en appel reportée

Anne Sophie Leclère n'a pas été jugée hier matin devant la cour d'appel de Cayenne. L'audience a été reportée au 10 avril. D'ailleurs les avocats et l'ex candidate FN aux municipales qui a été condamnée à 9 mois de prison ferme, 5 ans inéligibilité et 50.000 euros d'amende le 15 juillet dernier par le tribunal correctionnel de Cayenne pour injures envers Christiane Taubira et incitation à la haine raciale n'étaient pas sur le banc des accusés.

Les avocats de la défense ont déposé le 16 janvier une requête en suspension légitime devant la chambre criminelle de la Cour de Cassation. Ils demandent tout simplement le dépaysement de l'affaire. " Ils estiment que la garde des Sceaux était particulièrement impliqué dans la création de la cour d'appel de Guyane et que les avocats seraient donc partial. C'est une nouvelle insulte pour la justice et les avocats de Guyane", s'est emporté Me Lucie Louze-Donzenac, avocate de Walwari. Malgré l'instance des cinq avocats de la partie civile, la cour d'appel a préféré renvoyer l'affaire après la décision de la cour de Cassation. Elle devrait intervenir d'ici deux mois. NM


 

Guyane – Un guyanais sur deux travaille dans le service à la personne

C'est la conclusion de l'enquête de recensement menée par l'Insee en 2011. Administration, éducation-formation, santé, action sociale, services de proximité… tous ces postes représentent un emploi sur deux en Guyane révèle l'Insee.

En 1999, près de 20% de la population guyanaise (ayant un emploi) travaillait dans l'administration publique, 9,2% dans l'éducation-formation, 5,5% dans la santé et l'action sociale, et 9,2% dans les services de proximité. Ces chiffres ont évolué entre 1999 et 2011 pour atteindre plus de la moitié des fonctions exercées en Guyane : 16,1% pour l'administration publique, 10,4% dans l'éducation-formation, 7,5% dans la santé et l'action sociale, et 12,5% dans les services de proximité.

Pas moins de 32.900 personnes travaillent donc dans les "fonctions présentielles" dans notre département. Cette "sphère présentielle" regroupe "les activités mises en œuvre localement pour la production de biens et services visant la satisfaction des personnes présentes dans la zone, qu’elles soient résidentes ou touristes " explique l'Insee.

Cependant, d'autres "sphères" ont connu une forte augmentation du nombre d'emplois : le BTP, la gestion, et le transport-logistique, tandis que l'agriculture a perdu quasiment un tiers de ses emplois.

"La forte croissance démographique dynamise l’emploi" analyse l'Insee. La population née ou nouvellement installée sur le territoire a nécessairement des besoins dans les "fonctions présentielles".  "Alors que la population augmentait de 4% par an entre 1999 et 2006, l’emploi faisait de même. Le ralentissement de la croissance démographique intervenu au milieu des années 2000 (+2,9% entre 2006 et 2011) s’est ressenti sur l’augmentation de l’emploi qui n’était plus que de 2,4 % par an" poursuit l'Insee.

 

Kourou et Cayenne concentrent les emplois dits "métropolitains"

Rassure-toi ô lecteur suspicieux, il s'agit là des fonctions que l'on retrouve dans : le commerce inter-entreprises, la conception et la recherche, la culture, et les loisirs, la gestion et les prestations intellectuelles, si l'on s'attache à la définition de l'Insee. Ces fonctions existent principalement "dans les grandes métropoles", d'où leur nom.

Les fonctions métropolitaines sont  donc concentrées à Cayenne, Rémire-Montjoly et Kourou. Deux tiers des emplois de cette sphère d'activité sont localisés sur l'île de Cayenne. La majorité d’entre eux sont liés aux fonctions de gestion comme en métropole et aux Antilles. Si l’on rajoute la ville de Kourou, quatre emplois métropolitains sur cinq sont dans ces trois communes.

A titre de comparaison, la part des emplois de la "sphère métropolitaine" est de 15% en Guyane contre 26% dans l'Hexagone. En revanche, en Guyane, la "sphère présentielle" représente 52% des emplois, contre 41% dans l'Hexagone, la différence se retrouve surtout au niveau des emplois de l'administration publique (16,1% contre 9%), et de l'éducation-formation (10,4% contre 5,1%).

 

Inégale répartition des activités, et différence de besoins

Le long des deux fleuves frontières, les emplois sont regroupés dans les fonctions présentielles. De par le caractère rural et une population souvent beaucoup plus jeune qu’à l’échelle régionale, les emplois dans les fonctions d’administration publique ou d’éducation et de formation sont très importants. "De plus, le tissu productif quasi inexistant sur ces territoires ne permet pas de développer autrement l’activité" précise l'Insee.

Ces analyses réalisées sur quatre sphères d'activités, permettent selon l'Insee "d'apprécier quels sont les secteurs en devenir et ceux en déclin", et donc de donner des pistes aux responsables politiques en charge de l'avenir du territoire… ES

 

 

26 mesures pour faire baisser le nombre de morts sur les routes… Qu'en est-il en Guyane ?

Les chiffres de "l'insécurité routière", qui étaient en baisse depuis plusieurs années à l'échelle nationale ont connu en 2014 une hausse de 3,7%, avec 120 morts de plus sur les routes par rapport à 2013, pour un triste total de 3.388 décès. En Guyane, si l'on reste encore loin du chiffre catastrophique de 2012 (avec 41 morts), l'année 2014 a comptabilisé un décès de plus qu'en 2013, soit 28 personnes tuées sur les routes. Un "bon point" en revanche : le nombre de blessés hospitalisés est en baisse de 24,6%. 207 hospitalisations ont eu lieu en 2013 contre 156 en 2014.

Cependant, rapporté au nombre d'habitants et au nombre de kilomètres du peu densifié réseau routier guyanais, le taux d'accident reste "beaucoup plus élevé que la moyenne nationale". Par ailleurs, les usagers dits "fragiles" payent encore un trop lourd tribut avec quelques 40% de piétons et deux-roues parmi les victimes, souvent à cause du non-port du casque ou des comportements dangereux.

Mercredi, Bernard Cazeneuve lançait un plan de 26 mesures pour faire baisser le nombre d'accidents à l'échelle nationale. Car comme le rappelait le Préfet de Guyane, Eric Spitz, lors de la conférence de presse donnée hier pour présenter les mesures, "un mort, c'est généralement trois blessés, et parmi ces trois blessés, c'est souvent une personne qui vivra le restant de sa vie handicapée"… Une raison suffisante pour réfléchir à notre comportement sur la route.

Après un rapide bilan de l'année 2014 marquée par un mois d'août meurtrier (7 morts), "les quatre derniers mois de l'année ont été bien meilleurs", et notamment  pour la première fois : aucun mort n'a été à déplorer au mois de décembre. Et ce malgré un contexte d'accroissement du nombre de conducteurs et de véhicules en Guyane.

 

Plus de prévention et plus de… répression.

Si 15 des 26 mesures concernent la sensibilisation, la prévention, la formation, et la protection par le biais de nouvelles réglementations, "c'est quand même la répression qui fonctionne le mieux" reconnaissent les acteurs de la sécurité routière présents hier en préfecture : Police et Gendarmerie.

"Nous allons poursuivre et intensifier nos actions dans le domaine de la répression" ont assuré le commissaire Olivier Le Cardinal, Directeur Départemental de la Sécurité Publique et le Lieutenant-Colonel Voisin de la Gendarmerie Nationale.

Mais quelles sont les mesures prises par le ministère de l'Intérieur ? Sur le thème de la prévention : meilleur enseignement de la conduite, sensibilisation à l'école et sur internet, abaissement du taux légal d'alcoolémie de 0,5 g/l à 0,2 g/l pour les conducteurs novices, renforcement des contrôle dans les bars et boîtes de nuit… Comme partout ailleurs ces premières mesures seront appliquées en Guyane.

Viennent ensuite des mesures plus restrictives pour les usagers de la route : interdiction du stationnement (sauf deux-roues) aux abords – 5 m – des passages piétons, ou encore la possibilité d'abaisser la vitesse limitée à "la totalité de l'agglomération" et non plus dans quelques rues, "Les collectivités locales seront prévenues dès cette semaine" assure le préfet.

Puis place à la répression : renforcement des sanctions pour les usagers stationnant sur les passages piétons ou les trottoirs, déploiement de radars au niveau des feux rouge (contrôle du respect du feu, et de la vitesse). A Cayenne et Rémire-Montjoly pour commencer, aux carrefours de l'avenue De Gaulle/Mandela, et sur la route de Montjoly/bd Lama (siège Guyane 1ère). Ces outils seront installés à la charge de l'Etat, et sur demande des collectivités.

 

"Il y aura encore des radars supplémentaires en Guyane"

C'est l'annonce qu'a faite le préfet hier matin. Le ministère souhaite "poursuivre la modernisation du parc des radars", et a décidé de supprimer les "radars pédagogiques" (qui indiquent juste la vitesse). Aujourd'hui en Guyane, 8 radars fixes sont installés. L'avenir pourrait voir arriver des radars "double-face" pour "mieux identifier les auteurs des infractions".

Par ailleurs, des zones accidentogènes sont actuellement étudiées pour faire passer la limitation de vitesse à 80 km/h au lieu de 90, par exemple entre le pont du Larivot et Soula. Autre point qui pourrait permettre une meilleure répression : désormais les conducteurs de véhicules (d'entreprises) photographiés par un radar, ou la personne physique responsable du véhicule perdra ses points si l'identification fait défaut.

 

Les deux-roues (toujours) au centre de toutes les attentions…

Un travail sera effectué pour changer le comportement des cyclomotoristes sur la route, sur le port du casque, et sur l'état des véhicules (phares, débridage…). "La pression ne se relâchera pas (…) pour épargner à des jeunes d'avoir une fin tragique à l'aube de leur vie" a conclut le préfet. ES


Fini les vitres teintées ?

Mainte fois abordée, la question des vitres teintées est soumise "à une réglementation technique très précise" sur les films placés sur les vitres des véhicules. "Cela pose vraiment un problème aux forces de l'ordre" reconnaît M Le Cardinal, qui s'attend à ce qu'une réglementation "plus sévère" soit mise en place. Impossible pour les policiers ou gendarmes de savoir si le conducteur est au téléphone, si les passagers portent la ceinture, et s'il n'y a pas un risque à procéder à un contrôle. Sans compter l'impossibilité pour les autres usagers de la route de bien voir leurs homologues cachés par l'opacité des vitres…

Rappelons que les contrevenants s'exposent à des amendes de 90 à 130 euros.

 

Edito - Liberté d'expression, et dieu dans tout cela…

Suite de l'édito entamé hier par Thierry Maquaire (à retrouver ici : http://goo.gl/jntmRN)

La liberté d'expression est restreinte pour des raisons politiques (offenser le pouvoir en place), économiques (remettre en cause une multinationale par exemple) et souvent religieuses (atteinte aux bonnes mœurs, blasphème, immoralité en sont quelques-uns des thèmes).

Dans une société laïque comme la nôtre chacun est libre de penser ce qu'il veut mais pas obligatoirement de le dire…

Quand vous savez que dans un pays comme l'Indonésie, par exemple, il est interdit de na pas avoir de religion, vous imaginez comment il peut être délicat d'oser une simple petite blague sur ce thème.

Toutes les religions prônent, a priori, la tolérance et l'amour de son prochain, mais ce principe n'implique pas forcément l'ouverture d'esprit et l'autorisation de se moquer.

Si certains se sentent choqués de lire, d'entendre ou de voir des propos considérés comme déplacés et blasphématoires, que peuvent dire ceux qui passent devant une église et entendent des promesses sur le paradis ou l'enfer alors qu'ils n'admettent pas leur existence…

C'est l'un des grands paradoxes de notre société où il n'a jamais été aussi simple de communiquer mais où la tolérance se réduit à sa plus simple expression dès que l'on veut prendre en dérision une croyance ou une opinion.

Suis-je raciste après avoir fait une blague sur les belges ? Et pourtant j'accepte les blagues sur les français…

Ai-je le droit de rire d'une histoire juive si elle n'est pas racontée par un juif ?

A ce rythme, même les histoires de Toto seront bientôt interdites car faisant référence à son QI trop faible, quant aux blagues carambar, devront-elles passer devant un comité de censure ?

Je ne sais plus où placer le curseur de ce qui est officiellement drôle ou pas…


Liberté d'expression quand tu me tiens…

Eh oui, rire est aujourd'hui source de discordes et bientôt viendra le temps d'un conflit militaire pour avoir osé rire de son voisin et l'avoir caricaturé en short avec des socquettes blanches dans ses sandales…

La notion de sens de l'humour n'est absolument pas la même d'un pays à un autre, d'une classe sociale à une autre.

Les caricatures de Charlie, par exemple, sont destinées à faire rire un public qui leur est acquis depuis longtemps, et n'a pas vocation militante.

Je comprends réellement que des musulmans puissent être choqués par ces dessins mais je ne pense pas qu'une seule de ces caricatures change en quoi que ce soit la foi de l'un ou de l'autre, bien au contraire.

Il me semble beaucoup plus militant et choquant de représenter des prêtres en tant que pédophiles avec un message clair sur ces hommes d'église.

Je n'aime pas recevoir des courriers des commentaires négatifs sur certains de mes articles, je n'aime pas qu'on critique ma façon de vivre, je n'aime pas qu'on remette en cause mes opinions, je n'aime pas qu'on me fasse une queue de poisson et je n'aime pas qu'on ne m'aime pas. Et pourtant j'accepte qu'on me critique puisque c'est ce qui me permet de réfléchir, de me poser des questions et d'accepter l'autre tel qu'il est, dans sa foi, dans ses convictions, tout simplement un homme comme moi, ni plus ni moins… TM

 

 

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Chroniques RDI de Thierry Maquaire

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